‹ Notice des tableaux, dessins, gravures, statues, objets d'art anciens & modernes, curiosités, etc. composant les collections de la Ville de PoitiersChapitre 83 sur 212 · Sainte Cécile · texte numérisé non relu

Sainte Cécile

T. II. 0,95. — L. 0,70. — (Ancien fonds du Musée.)

Sainte Cécile, vierge et martyre, mourut, suivant saint Fortunat, de 170 à 180 de l'ère chrétienne, en Sicile, sous Commode ou Marc-Aurèle. Elle a été choisie comme patronne des musiciens, parce que la tradition veut qu'elle chantât les louanges de Dieu en s'accompagnant

d'un instrument. Sa figure a été souvent reproduite par les peintres avec des instruments de musique de formes très variées.

Fig. de grandeur naturelle. (Attribué à Romanelli.)

ROSA SALVATOR, né en iGlo, à Renella ou Arenella, près Naples, mort en iôlS.

Il fut élève de son oncle Greco, qui lui donna les premières notions du dessin, et du peintre Fracanzano, qui avait épousé une de ses sœurs; plus tard, il se lia avec le Falcone dont il reçut les conseils. Lanfranc, ayant admiré son talent, commença sa réputation ; il l'engagea à aller à Rome perfectionner ses études. Il entra dans la maison du cardinal Brancaccio, qu'il suivit à Rome, à Viterbe, à Bologne, et pour lequel il exécuta de nombreux travaux. Il le quitta pour aller à Naples. Sa réputation ayant grandi, ce fut à Florence qu'il trouva une existence riche et brillante. Satirique et audacieux, il eut une existence agitée, un talent original, une touche heurtée, vigoureuse et fière. Il affectionna surtout les sites sauvages et les scènes dramatiques qui répondaient à la fougue de son imagination et à l'énergie de son caractère. Ami de la liberté, aigri par la misère qu'il avait endurée au début de sa carrière, par la jalousie et l'injustice de ses rivaux, il eut plus d'une lutte à soutenir. Salvator fut aussi bon poète que grand peintre et cultiva avec succès tous les arts.

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