Ruines d'un temple antique
T. H. 0,25. — L. 0,A5. — (Legs Charbonnel, 1870 )
L'élégante silhouette d un palais, ou temple antique, se dessine sur le ciel à droite , tandis qu'on voit fuir à
gauche, vers l'horizon, une chaîne de collines dont le pied est baigné par la mer.
La ouleur de ce paysage est douce et harmonieuse. (Attribué à Salvator Rosa.)
ROBUSTI JACOPO (dit le Tintoret), né à Venise en 151^, mort en 1594. (École vénitienne.)
Il doit son surnom à la profession de teinturier qu'exerçait son père. Elève du Titien, qui le renvoya de son école par jalousie, il continua à étudier d'après les œuvres de Vecelli et de Michel-Ange ; il travailla beaucoup l'anatomie et d'après l'antique; aussi fit-il de belles choses dans les premières années de sa carrière artistique; plus tard, il ne fut pas toujours aussi consciencieux.
11 exécuta l'Apothéose de saint Roch, pour les membres de la communauté de Saint-Roch.
Une imagination puissante et féconde, un be«ïu coloris, une grande entente du clair-obscur, des draperies savamment étudiées, telles furent les qualités qui se remarquent dans ses premières œuvres ; plus tard, il négligea son coloris et ses draperies, abandonna la manière du Titien, employa de mauvaises toiles, groupa mal ses figures, enfin fut bien au-dessus de ce qu'il avait été dans sa jeunesse.
113. — 268. Le miracle de saint Marc. (Copie par Rottenhamer, peintre allemand.)
T. H. 0,70.— L.0,90. — (Don de M. Durand du Pessau.
Un soldat vénitien fait prisonnier et devenu esclave des Turcs avait été condamné à mort. Il allait être exécuté, quand il eut l'heureuse pensée d'invoquer saint Marc avec confiance, dit une tradition populaire ; aussitôt le patron de Venise lui apparut dans les airs, et au même instant ses liens tombèrent et les instruments de supplice lurent brisés.
Le Tintoret a rendu avec la magie de la couleur du Titien cette scène qui témoigne de la confiance du peuple vénitien dans la protection efficace de son patron. L'un des bourreaux montre, à celui qui présidait à l'exécution de l'arrêt de mort, l'instrument brisé entre ses mains.
L'original de ce tableau fut peint en 1548, et au bas on lit le nom du maître : Jacopo Tentor, F.