‹ Notice des tableaux, dessins, gravures, statues, objets d'art anciens & modernes, curiosités, etc. composant les collections de la Ville de PoitiersChapitre 92 sur 212 · Portrait de femme · texte numérisé non relu

Portrait de femme

T. H. 0,78. — L 0,65. — (Legs Babinet, 188-2.)

Buste de femme assise, vue à rai-corps, manteau à fourrures sur les épaules, voile noii* sur la tête, guimpe blanche sur la poitrine avec corsage noir. Figure en pleine lumière, tons chauds et brillants, excellent portrait.

FOURBUS ou PORBUS (François dit le Vieux) né en i540, à Bruges, mort en i580.

Il fut élève de son père et de François Floris; fut reçu à l'Académie d'Anvers en 156ii ; on a de lui un grand nombre de portraits.

•125. — 657. Portrait de femme.

B. H. 0,A9. — L. 0,35. — (Legs Babinet 1832. )

Portrait de femme en buste avec coiffe et colerette da xvi" siècle, manteau avec fourrures, voile noir sur la tête. Figure en pleine lumière, toile habilement peinte.

îlUBENS (Peter-Paul), à Siégers, le 29 juin 1577, mort à Anvers^ le 30 mai 16W,

Rubens entra d'abord à l'atelier d'Adam Van Noort qu'il quitta bientôt après pour celui d'Otto Van Veen, appelé aussi Otto Venius, maître habile et érudit, qui lui fit faire de rapides progrès. Il fut reçu franc-maître de l'Académie de Saint-Luc en 1598. Quelques années après, en 1600, il passa par la France se rendant à Venise, où il étudia le Titien et Paul Véronèse. Son talent ayant été apprécié par Vincent I", duc de Mantoue, auquel il avait été présenté, ce prince le nomma gentilhomme et peintre de sa cour. En 1608, chargé par le duc de Mantoue d'une mission diplomatique près de Philippe III^ roi d'Espagne, il fut reçu avec distinc'Jon et comme artiste et comme ambassadeur. Il fit un grand nombre de portraits et de tableaux d'histoire qui lui valurent des sommes immenses. Le duc de Bragance le fit venir à Villa- Viciosa où il résida, puis l'envoya à Rome y copier les principaux tableaux des grands maîtres. De retour à Mantoue, il obtint du duc la permission de retourner à Rome, où il exécuta d'excellents tableaux. De là, il fut à Florence, à Bologire, à Venise, à Milan, à Gênes, étudiant partout les maîtres. La maladie de sa mère le rappela à Anvers, mais il y arriva trop tard, sa mère n'existait plus. Voulant faire diversion à son chagrin, il résolut de retourner à Mantoue; mais l'archiduc" Albert et l'infante Isabelle l'engagèrent à rester en Flandre, l'attachèrent à leur service en le nommant chambellan, et en lui assurant une pension considérable. Vers 1620 sa gloire était dans tout son éclat. Marie de Médicis, voulant faire décorer la grande galerie du pa'ais du Luxembourg qu'elle avait "fait construire, chargea Rubens de retrafîer sur toile les principaux événements de son histoire. Les esquisses de ces compositions furent peintes à Paris vers 1631, mais les tableaux furent exécutés à, Anvers, à l'exception de deux. De retour à Paris en 1625, il mit la dernière main à son œuvre, et la compléta par les portraits de Marie de Médicis en Bellone, et ceux de François de Médicis et de Jeanne d'Autriche; puis il retourna à Anvers, où il vécut au milieu des honneurs et des richesses. En 1631, il fut nommé doyen de l'Académie

d'Anvers Fntigué par la goutte et par l'âge, il renonça aux grands travaux pour ne faire que des toiles de petites dimensions.

Ruben* fut un des plus grands peintres de son époque ; plein de fougue et d'imagination, son dessin fut toujours savant et accentué ; son coloris d'une richesse de tonséblouissants ; son exécution large et d'une habileté surprenante semble se jouer des plus grandes difficultés; aussi cet artiste a-t-il produit une immense quantité de peintures et de dessins^

11 expira le 3U mai 16A0, âgé de 63 ans. Ses obsèques furent splendides; son corps fut déposé dans l'église Saint-Jacques, à Anvers.

Deux siècles plus tard, la ville d'Anvers honora lamémoire du grand peintre en lui élevant une statue colossale de bronze.

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