‹ Notice des tableaux, dessins, gravures, statues, objets d'art anciens & modernes, curiosités, etc. composant les collections de la Ville de PoitiersChapitre 95 sur 212 · Marine · texte numérisé non relu

Marine

T. H. 0,26. — L. 0,35. — (Ancien fonds du Musée.)

Vue d'un port de mer, avec des vaisseaux à l'ancre sous pavillon hollandais.

Toile fatiguée (xvii* siècle), attribuée fi Stock.

TENIERS (David le Jeune), né à Anvers, en 1610, mort à Perk, village entre Matines et Viloorde, en lOO^t.

Son père fut son premier maître; puis il fut élève d'Adriaan Brauwer et enfin celui de Rubens. Eu 1G72-1633, il fut reçu à la maîtrise de Saint-Luc

d'Anvers. L'archiduc Léopold fut son premier protecteur ; il le nomma peintre de la Cour, chambellan et directeur de sa galerie de tableaux. Le roi d'Espagne fut un des admirateurs de son talent. La reine Christine de Suède voulut avoir de ses œuvres. Accablé de commandes, il acquit bientôt une fortune considérable avec laquelle il fît bâtir à Perk un château, qui fut le rendez-vous de tous les hommes distingués de la noblesse, des arts, des sciences et des lettres de la Belgique.

Les petits tableaux de Teniers sont supérieurs aux grands; ses figures sont d'une touche fine et spirituelle, pleines d'originalité et de caractère, son coloris frais et harmonieux.

Il excella dans les compositions de petites dimensions représentant des tabagies, des fêtes de villages, des kermesses, des joueurs, des buveurs, des paysages, etc.

130. — 246. Paysans jouant aux quilles. (Copie d'après Teniers.)

T. H. 0,60. — L. 0,75. — (Don de M. Durand Du Pessau, 1867).

Au milieu d'une place de village, occupée par des groupes divers, des paysans flamands jouent aux quilles; les uns fument et les autres boivent.

Quatre peintres flamands, nés à Anvers, ont porté le nom de Teniers de 1582 à 1685. Ils ont peint principalement des scènes populaires, et surtout des kermesses ou fêtes de villages ; leurs tableaux authentiques atteignent des prix élevés dans les ventes. Celui que possède le Musée de Poitiers pourrait être de Teniers le vieux (1582 à 1649). On sait que plusieurs toiles de cette école ayant été mises sous les yeux de Louis XIV, le grand roi les goûta si peu qu'il s'écria : Otez-moi ces magots !

YANDYCK (Antoine\ peintre et graveur^ né à Ayivers, le 92 mars !5f)0, mort à Black-Friars, près Londres, le 0 décembre 16iL

En IGIO, il entra chez Van Balan, y resta deux ans, ensuite fut chez Rubens, où ses progrès furent très rapides. Reçu franc-maître de la confrérie de Saint- Luc, le 11 février 1618, il partit pour l'Italie le 30 octobre 1621. Arriva à Gênes au mois de novembre, y fit beau-

coup de portraits ; puis parcourut successivement Home, Florence, Bologne, Venise et Mantoue; partout H étudia avec passion les chefs-d'œuvre des maîtres. Le vice-roi de Sicile, Emmanuel-Philibert de Savoie, l'appela à sa cour, et le chargea de travaux importants. Après un séjour de trois ans en Italie, il vint à Paris, y séjourna peu et retourna à Anvers. Rappelé par Charles I", il se rendit à Londres où il fut comblé de richesses et d'honneurs. Le roi lui fit une pension considérable, le créa chevalier le 5 juillet 1632, et le nomma premier peintre l'année suivante.

Vandyck passa le reste de sa vie en Angleterre où il mourut, âgé de ans, épuisé parle travail et les plaisirs.

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