CRESPI
l'attitude de bénir. A gauche, saint Julien l'Hospitalier est debout devant lui, les mains jointes; de l'autre côté du trône, à droite, saint Nicolas , évêque de Myre, paraît absorbé dans la lecture des livres saints.
Lcmdon, t. 3, pL 29.
Musée Napoléon. — « Le meillèur ouvrage que Lorenzo ait peutêtre iamais fait, celui qu'il étudia avec le plus de soins et ou il se montra supérieur à lui-même, se trouve dans une chapelle de (.estello. Il représente la Vierge, saint Julien, saint Nicolas. L examen de cette peinture, exécutée avec une recherche qu'on ne peut surpasser, fait voir combien dans les peintures à l'huile le soin contribue a leur conservation. » (Vasari.)
CRESPI (Giuseppe-Maria), dit lo Spagnuolo, peintre et graveur, né à Bologne le 16 mars 1665, mort le 17 juillet 1747. (Ecole bolonaise.)
Il fulélève d'abord d'Angelo-Michelo Toni, puis de Domenico- Maria Canuti et de carlo ci&nani. Il étudia à Venise, a Parme, à Modène les ouvrages des grands maîtres, et imita successivement la manière du Baroche, celle du Guerchin, et le style de Piètre de Cortone II peignit beaucoup à Bologne, et fut employé longtemps â Florence par le prince Ferdinand, à la décoration du palais Pitti. Cet artiste affectionna les effets bizarres et les raccourcis exagères. L'emploi de couleurs peu solides, frottées seulement sur la toile, a altéré presque tous ses tableaux, dont les uns sont entièrement décolorés tandis que d'autres sont noircis au point d'être invisibles. - Antonio son fils, mort le 3 juillet 1779, eut un style plus châtie que celui de son père. - Mlgi, second fils de Crespi, fut chanoine, peignit écrivit sur les beaux-arts, et publia en 1769 la vie de son père dans le supplément de la felsina pittrice de Malvasia. D'autres artistes qui ne sont pas de la même famille ont aussi porte le nom de Crespi.
178. Un abbé écrivant sous rinspiration de la Sainte- Vierge.
H. 2, 34. ~ L. 1, 30. - T. - Fig. de gr. nat.
Un saint abbé, assis sur des nuages, tient une plume de la main droite , et de la gauche un livre sur lecjuel on lit: Decuit Virginem ea puritate nitere , etc. ; i! écrit sous l'inspiration de îà Vierge , à laquelle il «st présenté par un saint évêoue, à gauche; au-dessous de Tabbé, à droite, un an^e portant sa mitre et sa crosse. Dans le
CRESTI.
bas, des contre versistes renversés tiennent des livres impies que le feu consume.
Ancienne collection.