Saint François d'Assise en extase
H. 0, 48. -~ L. 0, 38. T. — Fig. de 0, 35.
Saint François, malade, pensait que la musique pourrait alléger ses souffrances, mais par humilité il n'osait se procurer ce plaisir. Le ciel récompensa tant de vertu, et bientôt un chœur d'anges vint le ravir en extase. A gauche, le saint, affaibli par les veilles et le jeûne, sommeille sur un rocher, en tenant une croix et une tête de mort sur ses genoux ; auprès de lui est un livre ouvert. Au-dessus de sa tête , un ange , entouré de
LIPPL 141
chérubins, joue de la viole. Dans le fond, à droite, un religieux assis et lisant.
Gravé par Guttemberg dans le Musée français. — Filhol, t. 5, fl, 3-26. — Landon, t. 5, pl. 1.
!32. Sacrifice au dieu Pan,
H. 0, 50. - L. 0, 58. - T. - Fig. de 0, 25.
Au milieu de la composition, un homme, debout, presque nu , répand du vin sur la flamme qui s'élève d'un autel posé devant la statue du dieu Pan couché. A gauche, deux femmes agenouillées : l'une d'elles tient des raisins, l'autre un vase et une coupe dans laquelle elle verse du vin. A droite, un satyre à genoux, tirant un bélier par les cornes; un autre portant un panier de raisin sur la tête ; un enfant soufflant dans une cornée
Ancienne collection.
LIPPI (FRA FiLiPPO), né vers Van 1412 à Florence^ mort à Spoleto le 8 octobre 1469. (Ecole florentine.)
Orphelin à l'âge de 2 ans, il passa sa jeunesse dans le couvent del Carminé à Florence, où il entra en religion. Vasari prétend qu'il se forma en étudiant les fresques nouvellement peintes par ivsassaccio dans lachapelle de ce monastère ; mais c'est une erreur manifeste. Massaccio ne les commença qu'en U40, et il y a tout lieu de penser que ce renseignement se rapporte à FUippîno I.ippi, fils de Fra Filippo. La vie de Filippo est féconde en événements romanesques. En 1420 il prit riiabit monastique, le quitta en 1429, et, vers 1430, se promenant un jour sur mer, près d'Ancône, il fut enlevé par des Maures et conduit comme esclave en Barbarie. Après plusieurs années de captivité, il parvint à regagner TUalie, et on le retrouve peignant à Florence en 4438, puis faisant en 1441 à ISaples un tableau pour le roi don Alphonse. Il exécuta une grande quantité de travaux imporlaitts pour Cosme de Médicis, pour les églises et les couvents de Florence et de Prato. C'est dans le couvent de Sainte-Marguerite de ceiie dernière ville qu'il enleva en 1458 Lucrezia Buti (voir le n» 233). Les fresques de Prato, commencées en 1456, furent abandonnées à la suite de cet événement, puis reprises plusieurs fois , et terminées seulement en 1464. Enfin, il travaillait dans le chœur de la cathédraae de Spoleto, en compagnie de Fra Diamante, lorsque la mort vint le surprendre à l'âge de 57 ans. On a prétendu qu il Hvourut empoisonné par les parents d'une de ses maîtresses. En mourant, il laissa à ira oianiante, un de ses nombreux disciples,
le soin d'élever Filippiuo , son fils, né à Prato en 1460, mort