‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 242 sur 483 · Le Parnasse, composition allégorique · texte numérisé non relu

Le Parnasse, composition allégorique

H. 1, 60. — L. 1, 92. — T. — Fig. de 0, 65.

Sur le premier plan , à giuche , Apollon fait danser les Muses aux sons de la lyre. A droite, Mercure, appuyé sur Pégase, tient un long caducée. J>erri(Te Mercure; rHélicou d'où s'échappent les eaux de rHi|)pocrène. Au milieu du tableau , sur un roclier percé en forme d'arcade et qui laisse entrevoir la campagne, se tient

MANTEGNA

debout Vénn s accompagnée de Mars armé de sa lance, revêtu de son arniure. Un peu plus bas, sur le mènie roclier, l'Amour, son arc à la main, souffle des traits qui excitent la jalousie de Vulcain. L'époux de Vénus quitte les travaux de sa forge, et menace la déesse et son rival.

Filhol, t.S,pL 506. — Landon, t. 5 y pl. 20. — Le groupe du Musée a été gravé par Mantègne^ ou, suivant d'autres personnes, par Marc Antoine.

Musée Napoléon. — Ce tableau et le suivant ont fait partie du cabinet de la marquise d'Isabelle d'Esle-Gonzague. L'inventaire de ce cabinet , dressé au milieu du xvie siècle, dcoril ainsi la peinture portée sous ce numéro : Mars et Vénus faisant l'amour; Vulcain, Orphée jouant de la lyre, et neuf nvmphes dansant. — Ces deux tableaux de Manlegna, ceux de Lorenzo Costa (n^'slToet 47(i), et le Pérugin (noM5),

Ï probablement pris par les Allemands au palais du duc de Mantoue, ors du sac de cette ville en 1630; passés ensuite en France, décoraient le château du duc de Richelieu, à Richelieu, et entrèrent en même temps dans la collection du Louvre.

i252. La Sagesse victorieuse des Vices.

H. 1, 60. — L. 1, 92. — T. — Fig. de 0, 60.

A gauche, Minerve, précédée de la Chasteté sous les ! traits de Diane, et de la Philosophie sous ceux d'une femnne portant un flambeau, chasse devant elle et poursuit la Luxure aux pieds de satyre; TOisiveté et Tlnertie enfoncées dans un bourbier ; la Fraude, la Malice, l'Ivrognerie, la Volupté et Tlgnorance portées par l'Ingratitude et TAvarice. La Justice, la Force, la Tennpérance, 1 qui planent dans les airs, reviennent sur la terre pour ' y fixer leur séjour. A gauche et dai^s le fond, des arbres taillés en arcade qui laissent apercevoir la campagne.

Musée Napoléon. — On lit sur une banderole enroulée autour d'un arbre, à gauche, Tinscription suivante :

AGITE PELLITE SEDIBVS NOSTRIS FOEDA HAEC VICIORV MONSTRA VIRTVTVM COELITVS AD NOS REDEVTIVM DIVAE COMITES.

I t Divines compagnes des vertus célestes qui reviennent parmi I nous, chassez, repoussez de nos demeures ces hideux monstres des vices. »

Cette même inscription est immédiatement reproduite, non pas en j caractères orientaux, comme quelques personnes paraissent le croire, mais en lettere trattizzate, c'est-à-dire en leltres bizarrement enlacées

MaKaîTA.

à l'imitation des monocondylia des Grecs, et dont on trouve des exemples dans les livres i alieiisde modèles d'écriture du commencement du xvie siècle, A la fin de la banderole se trouvent aussi quelque! raols en caractères liébraïques. (Voir la note du tableau précédent.)

flAUATTA ou ]>IA1\ATTI (Carlo), peintre, graveur, ne' à Camerano {dans la Marche d*Anc6nc) en 4G25, mort à Rome le 15 décembre 1713. (Ecole loinaiiie.)

il vin.t à Rome à l'âge de \ 1 ans , et entra à l'école d'Andréa SacchI, où il resta dix-neuf ans à copier avec assiduité les ouvri^ges de Raphaël, des Carrache et des plus grands maîtres. Il retourna ensuite dans sa patrie et ne revint à Rome, avec le cardinal Albrizio, gouverneur d'Aiicône, qvj'en -IBJrO, époque où il exposa pour la premijére fois un tableau en public. Il se fit une grande réputation en peignant des Vierges, et fut surnommé C arlvccio dc'fe Madonne. Six papes, (élément IX et X, Innocent XI, Alexandre VIII, li nocent XII et Clémen! XI, lui commandèrent d'importants ouvrages et il travailla dans les principales villes de l'Italie. Nommé surinlendanl des chambres do Vatican par Innocent XI, il fut ensuiie chargé en 1702-OJ par dément XI de restaurer et de retoucher à la gouache les fresques de Raphaël du Vatican et de la Farnésine. Clément XI le créa chevalier du Christ, et Louis XIV le nonmia son |)eintre ordinaire. Peu d'artistes oiit joui de leur vivant d'une réputation aussi considérable que C. Maratii. La postérité n'a pas sanctionné entièrement les élogef qi. ses .onlemporains lui ont prodigués. Ses élèves furent nombreux, et A.go$lino Masucci est le dernier peintre sorti de son école.

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