‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 273 sur 483 · Le couronnement de la Vierge · texte numérisé non relu

Le couronnement de la Vierge

H. 2, 72. — L. 1, 94. — Forme cintrée. — B. — Fig. pet. nat.

A droite, le Père-Éternel, assis dans les cieux, la tête ceinte d'une tiare, pose, an milieu du chœur des anges, la couronne de rimmortalité sur la tête de la Vierge agenouillée devant lui. Dans le has du tableau, et à gauche, saint Jérôme, saint François d'Assise,

PiNTURlGCHIO.

saint Bonaventure et saint Louis, évèque de Toulouse, sont debout avec leurs attributs.

Landon, t. 7, pl. 31.

Musée Napoléon. — « Il se mit à faire pour une chapelle de San- Piero-Gattolini une Vierge assise, entourée de quatre figures et couronnée par deux anges. Cet ouvrage, exécuté avec tout le soin possible , lui fit beaucoup d'honneur el l'ut très-loué. On voit maintenant cette composition à San-Friano , où elle fut transportée après la démolition de la première église.» (Vasari. )

PIETRE DE CORTONE. — Voir Berrettini,

PÏEÏRO DELLA YECCHIA. — Voir Vecchu»

PÏNTURICCHIO (Bernardino di Benedetto, dit il), né à Pérouse en 1454, mort à Sienne le 11 décembre 1513. (Ecole ombrienne.)

bon père s'appelait Benedetto (Betto, par abréviation) di Biagio ; de là le surnom de Betti donné à Bernardino; quant à celui de Pinturicchio, en latin Pictoricus, comme il a signé plusieurs fois, il vient sans doute de son habileté dans l'exécution des fresques. Vasari le dit élève du Pérugin, qui n'avait que huit ans de plus que lui. Des critiques modernes pensent qu'il eut plutôt pour maître Niccolo Alunno, et qu'il fut le condisciple du Pérugin à la même école. Les peintures qu'il exécuta au dôme d'Orvicto en 1492 (achevées en 1496) sont les premières auxquelles on puisse assigner une date certaine. Il avait travaillé auparavant au palais de San-Apostolo, pour Sciarra Colonna, au palais du Belvédère, et pour le pape Innocent VIII. Vers 1493, il entreprit des travaux pour Alexandre VI, dans l'appartement Borgia et au château Saint-Ange, travaux terminés en 1496. De 1497 à 1501 il fit des fresques à Rome et au dôme de Spello. Le cardinal Piccolimini, depuis Pie 111, l'appela à Sienne en 1502 pour peindre à fresque, dans la bibliothèque du dôme qu'il avait fait construire , les principales actions de la vie de son grand-oncle maternel, Pie II. Ces peintures ont été pour les érudits l'objet de nombreuses discussions. Vasari, qui à l'égard du Pinluricchio a poussé l'injustice jusqu'à ne lui reconnaître d'autre mérite que d'expédier promptement les commandes qui lui étaient faites, prétendit dans sa première édition {Vie de Pin,'» turicchio) qu'il emmena avec lui Raphaël à Sienne, ce qui n'est pas certain, et qu'il lui fit faire, d'après ses compositions, des carions destinés à ses fresques. Dans la deuxième édition, le biographe alla plus loin, et comme il ne peut nier la beauté des peintures, il attribue les compositions et les cartons à Raphaël seul ; peu conséquent avec luimême, dans la biographie de Raphaël, il se borne à dire que cet artiste en ûl plusieurs. Mais Raphaël était un jeune homme de 19 ans, le Pinturicchio en avait 48, et c'est parce qu'il jouissait d'une réputation méritée qu'il avait été choisi pour un travail aussi important. Des documents, des contrats publies récemment, prouvent que la gloire de ce travail appartient bien au Pinturicchio, et si Raphaël

PIPPl.

y prit part, ce fut peut-être en dessinant quelques cartons. Il en existe encore deux qu'on peut lui attribuer, et l'on voit, en les comparant à la fresque, que le Pinluricchio y fit plusieurs cliangenients. En 1506, Bernardino se tronve inscrit sur le livre de la compagnie des peintres de Pérouse; en 1509, les peintures de la bibliothO'que du dôme étaient terminées. Non content d'avoir déprécié le mérite incontestable du Pinturicchio, Vasari attribue sa mort au regret de n'avoir pu s'approprier une somme considérable déposée dans la chambre d'un couvent où il travaillait. Le récit authentique de sa mort, fait par SigismodoTizio , curé de sa paroisse , prouve que le malheureux artiste étant tombé malade, fut enfermé par sa femme dans une chambre, et qu'il mourut de faim, privé de tout secours.

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