Vénus et Vulcain
Vénus, assise près de Vulcain qui passe un bras autour de son corps et tient sur son épaule un faisceau
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PONTE (Jacopo).
de traits, prend d'une main des fleurs dans une vasque soutenue par trois amours, et de l'autre dépose une flèche dans le carquois de l'Amour qui tend son arc. A gauche, un autre amour lui présente un papiUon.
Gravé par Morace dans le Musée français ; gravé par Augustin Vénitien, en 1530, avec cette légende : raph* urb» DVM- viVERET- iiNVEN- ; par Marco di Ravenna. —Filhol^ t. 7, fl. 451. — Landon, t. 6, pl, 17.
Collection de Louis XIV. — Ce tableau appartint à Jabach, qui le vendit au roi. Il existe plusieurs dessins de cette composition : deux sont au Musée. Le premier a la même dimension que le tableau; le deuxième , indubitablement de la main de Jules Romain, est un carton plus grand , et les piqûres prouvent qu'il a servi à l'exécution d'un autre tableau. Félibien connaissait un dessin de ce sujet chez un amateur qu'il ne nomme pas , et qui est probablement un de ceux du Louvre : il l'attribue à Raphaël. Enfin il en exisie encore un dans la collection royale en Angleterre; mais son originalité est au moins douteuse. On a prélenduquecellecompositionappartenaità Raphaël: il choisit, dit-on, le sujet de la forge de Vulcain pour faire allusion, parun jeu de mots, au nom de son compatriote Antonio Battiferri (qui bat le fer], premier notaire apostolique, qui le fit peindre sur la façade de sa maison, à Rome, parvincenzo da îS». Oeminlano. — Quant à nous, nous ne pouvons rien trouver dans celle composition qui rappelle la manière de Raphaël ; elle nous semble, au contraire, entièrement conforme au style de Jules Romain.