Reniement de saint Pierre
H. 1, 19. — L. 1, 67. — T. —Fig. à mi-corps de gr. nat.
Saint Pierre a renié son maître devant la servante du grand prêtre placé à droite : à gauche un soldat le menace et porte la main sur son épée.
Musée Napoléon. — Ce tableau, aUribué à l'école du Calabrése et à celle de Valentin, a été quelquefois donné à Manfredi.
PR13IATICCIO (Francesco), peintre, sculpteur, arc hi-tcctc, tic a Bulogne en 1504, mort à Paris en 1570. (Ecole bolonaise.)
Uannée de la naissance de rrinialice, donnée ici et qui diffère de celle indiquée par la plupart des bio:^raphes (1490), est fournie par son premier Icsiament (il en fit trois), daté de Saint-Germain-en- Laye le 20 février 156*2. Dans ce testanicnl, l'arlisle se dilàgé de 58 ans et écrit son nom toujours par und, Primadiccio ou Primadizzo.Vnus les documents français de l'époque , dans les comptes des bâtiments rovaux, on retrouve la même orthographe et on l'appelle Francisque Primadicis, François Primadici de Poullnn<jne ou le Bolnuiia. Ayant montré dès sa jeunesse beaucoup de dispositions pour la peinture, il entra d'abord dans l'atelier d'iiiiioceiizio rraiiciicci cla iitioia, puis dans celui de Bartolomeo Hamenghi, dit il liagnacnvallo. En 1525, il lit un vovage à Mantoue, et se mit sous la direction de Jules Romain, qui le pavait plus que les autres jeunes gens emi)loyés par lui dans SCS nombreux travaux. Tous les historiens s'ai cordent à dire qu'il resta six ansàiMantoue; cependant plusieursdocuments conservés dans son pays natal pourraient faire croire qu'il revint quelque temps à Bo-
PRIMATiCCiO.
logne, quand Charles V s'y fit couronner en 1530. Il partit de Mantoue pour Paris au commencement de 1531, peu après l'arrivée du Rosso dans cette ville. Le Primatice entreprit une infinité de travaux tant en peinture qu'en architecture à Paris, à Fontainebleau et dans d'autres endroits pour plusieurs grands personnages. Il figure pour la première fois avec IVicolasBelIiii, d\i Modène, dans les Coniptes des bâtiments de l'année 1533, pour travaux de stuc et peinture commencés depuis le 2 juillet dans la chambre de la grosse tour du château de Fontainebleau. Les rôles des acquits signés par François 1er, et conservés aux Archives de l'Empire , constatent qu'à cette époque, outre ses appointements fixes de 600 livres, il touchait de fréquentes gratifications. Ainsi , dans le deuxième compte manuscrit des dépenses de Fontainebleau, commençant le 1^' janvier 1537, finissant le dernier décembre 1540, compte tenu par Nicolas Picart, on lit : «A Francisque de Boullongne, peintre, la somme de i\ livres, pour avoir vacqué, durant le mois d'octobre (l'année n'est pas spécifiée), à laver et nettoyer le vernis a quatre grands tableaux de peintures, appartenans au Roy, de la main de Raphaël Durbin ; à savoir : le saint Michel (no 382), la sainte Marguerite (no 379j et sainte Anne (la sainte Famille, no 377), et le portrait de la vice Reine de Naples (no 384). » Il se trouvait à la cour de France en 1540, au moment de l'arrivée de Charles V. Mais peu après, il fut envoyé par le roi à Rome pour mouler les principales statues antiques et faire de nombreuses acquisitions d'objets d'art. Primatice, aidé par Vignola, s'acquitta de cette mission avec beaucoup de succès. Pendant son absence, le Rosso mourait à Paris, en 1541. Le Primatice hâtait son retour, car on le retrouve à Fontainebleau le 8 août 1542, et se mettait à faire de nouveaux moules sur les plâtres rapportés de Rome pour les fondre en bronze. Ce fut en 1543 qu'il eut de nombreuses querelles avec le Ccllini, établi à la cour de France. Une lettre de François 1" à Michel-Ange nous npprend que le Primatice alla encore en Italie en 1.546. Après la mort de François 1er, 31 ma» 1547, Henri II voulut que Primatice fît le dessin du tombeau de son père. Les travaux pour ce monument, entrepris en 1555, figurent en dépenses pour la première fois dans les comptes de1556, sur Tordonnance de Philibert Delorme. Par lettres-patentes de François II, données à Paris le 12 juillet 15.59, il est nommé surintendant des bâtiments du roi, aux gages de 1,200 livres par an , charge occupée avant lui par Philibert Delorme et son père Jean Delorme. Dans cette commission, le roi dit que le Primatice fera parachever la sépulture du feu roi François |er, son aïeul. En 1560, il a l'ordonnance du tombeau de Henri II, dont il exécuta le dessin et fit faire le modèle par Ponce Jacquio, sculpteur. Ce tombeau paraît n'avoir été achevé qu'en 1587. Jean Bullant et Ducerceau avaient succédé à Primatice après sa mort. Celui-ci fut également chargé du monument de l'église des Célestins, destmé à contenir le cœur de Henri II. Enfin, il fit encore luimême le modèle du monument qui devait renfermer le cœur de François II, destiné à la ville d'Orléans. En 1.562, après vingt années de nombreux travaux en peinture, en sculpture, en architecture, le Primatice fait son testament à Saint-Germain, obtient un congé, part pour l'Italie en 1563, remet la direction des travaux , pendant son absence, à Niccolô dell'Abbate, son ami, visite Bologne et y laisse un deuxième testament. Un acte de l'église d'Avon prouve qu'il était à I^ontainebleau le 21 octobre 1563. Il dessine des cartons pour des tapisseries, des décorations pour des fêtes publiques, dicte un troisième testament le 15 mai 1570, et meurt peu après âgé de 66 ans. Primatice fut comblé d'honneurs et de bienfaits par François 1er, Henri II, François II, Charles IX. En 1544, il fut nommé abbé-commandataire de Saint-Martin de Troyes en Champagne, puis [)rieurde Bretigny, conseiller et aumônier du roi, et commissaire général de tous les bâtiments du roi de France. Rosso et Primatice donnèrent
PRIMATICCIO.
une grande impulsion aux arts. Aidés de nombreux élèves ils exequi furent restaurées à différentes époques,