Sainte-Famille
H. 0, 87. — L. 0, 97. — T. — Fig. à mi-corps pet. nat.
La Vierge, assise, tient dans ses bras T Enfant-Jésus; derrière elle, à droite, est saint Jos eph; sainte Ursule, debout de l'autre côté, otlre une colombe à l'Enfant- Jésus.
Filhol, t. 10, pl. 638. — Landon, t. 2, pl. 23. Musée Napoléon. — Ce tableau a été longtemps attribué à Pau Véronèse.
ROBUSTl (Jacopo), dit il Tintoretto, né à Venise en 1512, mort le 31 m it 1594. (Ecole vénitienne.)
Fils d'un teinturier, il montra de bonne heure de grandes dispositions pour la peinture , et entra à l'atelier de Titien , où il tit des progrès si rapides que ce maître ne voulut pas, dit-on, garder longtemps un disciple qui s'aimonçail comme un rival redoutable. Cont-édié de Pécole de Tiiien, Tintorei n'en conserva pas moins une grande admiration pour son coloris et il s'efforça d'allier à la science de la couleur et du clair-obscur celle du dissin que Michel-Ange, suivant lui, possédait an plus haut degré; aussi écnvit-il sur un mur de son atelier comme m;ixime qui résumnil le but de ses études : Le dessin de Michel-Àngc et le coloris de Titien. Doué d'une p'^odigieuse facilité d'exécution , dont il abusa même souvent, étudiant jour et nuit, désintéressé au point d'aider graluitemeni ses confrères ou de travailler pour le déboursé des couleurs, il acquit bientôl une réputation que celle de Titien et de Paul Véronèse pouv.iii seule balancer. L»- nombre des œuvres de Tintoretest immense. - Marietta Robusti, née à Venise en lfS60 , niorle en 1590, fut élève de son père et peignit le portrait avec habileté. L'empereur Maxiinilien et Philippe II, roi d'Espagne, voulurent l'attirer à leur cour, mais elle refusa les offres brillantes de < es souverains pour ne point (fuitter son père, qui eut la douleur de la voir mourir i\ la Heur de l'âge. — oomenico Kobusti, frère de Vlarietia, né à Venise en 15f)2, mort en 1637, apprit également la peinture de son père, dont il adopta la manière. Il jouil d'une grande répuialion comme portraitiste et les personnages les plus célèbres de son époque voulurent être représentés par lui. I,es autres élèves de acopo sont t>aolo Francesclil, Martin de Vos d'\nvers, qui peignai souvent des pays ages dans ses table, mx, et OdoardO ïialeui. U eut aussi pour imitateurs Cesare dalle l^inf'e, riamlnio rioriano, nselcbior colouna, et Johan Roitenuammer de Munich.