La Cène
H. 0, 80. - L. 1, 22. — T. — Fig. de 0, 36.
Jésus-Christ, à table et entouré de ses disciples , pose la main sur saint Jean couché sur la table, et prononce ces paroles : Un de vous me trahira. Les apôtres expriment par leur attitude leur étonnement , et semblent protester de leur innocence. Sur le devant, un disciple agenouillé, tenant une coupe et prenant une bouteille de vin garnie de paille, posée à terre. A gauche, près d'une colonne, un vase. Dans le fond, assise sur un escalier, une
ROMANELU.
femme qui file. A droite, sur un tabouret, une draperie et un livre.
Gravé par Gilles Sadeler. — Landon, t. 8, pl. 2.
Collection de Louis XIV. — Celte esquisse, qui avait appartenu à l'abhé Fouquet, est portée comme peinture originale sur l'état des tableaux du l'eu prince de Carignan, choisis par le peintre H. Higaud et achetés en 1742 par Noël Araignon. écuyer valet de chambre de la reine. Ce tableau fut estimé alors, avec celui de Rubens qui lui fait pendant (n^^ 425 2e partie), 1,800 livres. Une composition analogue, peinte par le Tinloret, gravée par Sadeler, existe à Venise, dans l'église de Saint-Gervais-el-Saint-Protais.
ROMANELLl (Giovanni-Francesco), né à Vitevbe en 1610, mort au mois de juillet 1662. (Ecole romaine.)
Il vint jeune à Rome et reçut les premières leçons de Tincaruatini, sou parent, qui, d'après les conseils du Dominiquin, le fit ensuite entrer chez Pietro Berrettini. Ses rapides progrès et ses heureusesdispositions lui méritèrent le surnom deRaffaeU no (le petit Raphaël). Le cardinal Francesco Barberini, neveu d'Urbain VIII, le prit sous sa protection et lui fit avoir des travaux considérables. A l'avénement d'Innocent X, le cardinal fut obligé de se retirer en France, et proposa au cardinal Mazarin d'appeler Romanelli à Paris pour exécuter les peintures que ce ministre voulait faire faire dans son palais. Romanelli fut accueilli avec la plus grande bienveillance par Mazarin. q-ui le présenta à Louis XIV et à la reine mère. Il ne tarda pas à devenir le peintre favori de la cour. Ayant obtenu un congé , il passa quelque temps en Italie, revint en France et reçut du roi Tordre de peindre au Louvre les salles de bains de la reine, maintenant salles des Saisons, de la Paix, des Romains et du Centaure [Musée des Antiques, au rez-de-chaussée). Le roi le récompensa magnifiquement de ce travail, et le nomma chevalier de l'ordre de Saint-Michel Après deux ans de séjour à Paris, il retourna à Viterbe dans l'intention de ramener sa nombreuse famille en France; mais la mort l'euipécha d'elTecluer ce projet. Romanelli a fait peu de tableaux et a surtout peint à fresque.— iJrbano Romanelli, son fils, né à Viterbe vers 1644 ou 1652, suivant Zani, fut son élève , étudia ensuite chez ciro fferri, et mourut en 1682.