Le défi des Piérides
H. 0, 31. — L. 0, 63. - T. - Fig. de 0, 12.
Apollon, Minerve, Bacchus, Mercure, les nymphes et trois fleuves, placés sur le sommet du Parnasse, président au combat des Muses et des Piérides. Au premier plan à gauche, sur les bords de l'Hippocrènei qui coule du Parnasse, le groupe des neuf Muses avec leurs attributs caractéristiques; à droite, les neuf Piérides Une Muse improvise en s'accompagnant de la lyre ; l'une des Piérides chante aussi en jouant du tympanon.
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pas rneme d'en douter, il est cependant vrai qu'il y a une eslaTne §esIin%rRosr%I'Ztr^' certainement, a%té Lécutée''suT^un 3n tlKi dont la composition ne diffère en rien de celle
dutab eau » (Lepicie, Catalogue des tableaux du cabinet Z rni^^ Mariette, dans le texte du Cabinet Crozat , dit •< Le Parnasse npH Ubleau qui est dans le cabinet du roy, que FéUbien dif eslV^dV ^ Tn^fn'*^' yaga est reconnu par tous les connoisseurs pour est?e nn^ SfS' P^'"^'^ noren m. -, L'opinion de ce célèbre aSaïeur le nom de Rosso inscrit au bas de la gravure d'Enea Vico contemnn ra.n du peintre, nous ont engagé à'changer l'altribution de S"
SABBATim,
del Vaga à qui il est donné par les précédentes notices. En noui soumetlarit à ces aulorilés, nous ferons observer, lou efois, que celte neinlure doiî. êlrede la première e! meilleure mani( re du Rosso avant SuMI eût adopté ce slvle décora if qui fil école a tonlaiiiebleau. Félibit n après avoir dit, Pai licle de Pierino, que le roi possède de lui un Parnasse avec ies Piérides, rapporte, en parlant de Loun Boulogne , que Jabach fil Caire une c< pie de ce tableau. Voici ce passade • il éloil (lît)uiogne^ parliculièrenienl habile à copier les tableaux des anciens peintres. Il y a même eu de ses copies où il a si bien scû imiter les originaux et donner cet air d'antiquité , que bien des gens s'y sont trompez, n étant pas moins adroit en cela que Piètre de la Corne, que nous avons vû autrefois à Rome , qui passoit pour un grand maître àc«inlrefaire les manières des anciens peintres. Entre autres tableaux que j'ai vus de Boulogne , il me souvient de celui qu'il copia autrefois pour M, Jabach, où étoit représente un Parnasse avec Apollon et les neuf Muses. L'original est de Perin del Va'^ue et d'une grandeur fort médiocre; mais il s'étudia si bien à choisir un fond de bois ancien et pareil à celui de l'original, et à donner à ses couleurs des teintes qui eussent un air antique, qu'il étoit presque impossible de discerner l'original de la copie. « (T. iv. p. 309- édit. de Trévoux, 172.%,! Le tableau du Louvre, transporté d'Italie en Esp;>gne, appartint à Charles 1er. Eslimé 100 liv. sterling, il fut vendu \\7 liv. (2,9-25 fr.) à Jabach. Il fui ensuite possédé par Mazarin. et acheté par Louis XIV aux héritiers du cardinal. Il était originairement peint sur bois et a été transporté sur toile.
SABBATINI (LoRENzo),r/?:/ LoRENziNO DA Boior.NA, né à Bologne vers lo33, mort à Rome en 15/7. (Ecole bolonaise.)
On ignore le nom de son maître. Il se forma sur les ouvrages du Parmesan et de Raphaël. Il fiil Irès employé à Rome sous le pontificat de Grégoire Xlll, qui le eh-isil puur présider aux travaux du Vatican. Il eut pour élèves B^eiiif» Calvaerl, H'elice PasquallDi* Cirolamo ilattioli, Oiulio iioiiasone.