‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 352 sur 483 · SCHIAVONE · texte numérisé non relu

SCHIAVONE

Heu orné de glaces réfléchissent son portrait. Ce tdl)l<^au est sip;né : opéra di jnvanni jeroniwo de Bressa di Sauoldi Voici W fac siniile de cette signature peu lisible, surtout à la fin :

CoUectioTi de François Ter. On trouve dans le p^re Dan [Trésor 4e$ merveilles de Fou tain eb! eau) : Uierôme de Bresse, dit Sauoldv, voulant faire paraître l'excelknce de la peinture au-dessus de la sculpture, fil un j^rand portrait de Gaston de Foix à demy couché, lequel est à l'vjpposile de plusieurs miroirs et ainsi parait de tous costez; afin de montrer le mérite de la peinture, qui par cette invention représcnli^ comme la scuiplure, une figure de toutes parts. Ce tableau en son original est encore une pièce considérable de ce cabinet des peintures. Ce tableau, cité ensuite par Félibien sous le véritable nom du jX'inlre, a été depi.is attribué à t«rl, sur les inventaires de IJailly, de l'Empire, delà Restauration, et dans la nolioe de 1841, à Giorgion.

SCllIAVO]>K (Andréa), dit MEDOl A ou MELBOLA,

peintre, graveur, ne à Scbniico^ en Dalmatie, m 1522, mort en 1582. (Ecole vénitienne.)

Ses parents, qui avaient quitté leur patrie pour s'établir à Venise, étaient lort pauvres et ne purent favoriser ses disposilions en le plaçant chez un mailre. Le jeune Andréa apprit à dessiner en copiant les estampes du Parmesan, » t à peindre en étudiant les ouvrages de Giorgion et de Titien. Malgré son grand talent et sa prodigieuse facilité, malgré la protecliun que lui accordait Titien et les éloges que le Tinto. et dormait au charme de sa couU ur et de son exécution, ce peintre vécut dans la misère, peignant à vil prix, sur des cofTres et des meubles, des compositions i emarquables par leuréléganct-et par leur belle couleur. 11 mourut sans laisser de quoi se faire enterrer, et ses ouvrages ne furent appréciés qu'après sa mort. L'ideniité de Meldolla, graveur, et du peintre S^hinvone a été longtemps conle-lée. Acceptée d'abord cotumc iradilion, Zani et liartsh, se fondant sur le silence de M\snri et de Ki lolfi à cet égnrd, l'ont eiisuiie vivement combattue. Ils a Inhuaient non au Schiavone, mais à un graveur, plusieurs planches exécutées d'après le Parmesan, R ^phaël et d'antres maîtres, planchi S signées Andréa MaldoUa, ou d'un m(»nogn>mme formé des le ires A W. Marielte, se fondant sur l'inhabileté du burin de Tartisle et sur l'idenliié du style des estampes avec celui du Schiavone, regardnit le peintre et le graveur comme un seul et même personnage. Un documeni irrécusable donne raison à Marielte, et nous apprend que le 22 uimI 156:J, on nomma pour examiner les mos;riques faites par les Zucea'.i, dans le vesiibule de Saint-Warc, outre 1 itien et Tintoret, Jacopo Pistoia et Andréas Sclabonus dicf» s Meduln q. (quondam filins) ser Simeonis,— W y eut aussi un Qrcgorio Scliia- ▼one, que Ridolfi appel e Girolamo, qui Horissait, selon Zani, de ih^ù à 4490, dont le style participe de celui de Manlégne et de

SCHIDONE.

J. Bellin, et enfin un i^uca licliiavone, peintre habile de décorations qui, suivant Lomazzo, travaillait à Milan vers 1450.

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