Sainle-Famille
H. 1, 08. — L. 0, 88. - Forme ovale. — T. - Fig. pet. nal.
La Vierge, à genoux par terre, vue presque de profil et tournée vers la gauche, lient rEnfant-Jésus ; le jeune saint J. an est près de lui dans les bras de sainte Elisabeth. A droite, di rrière la Vierge, saitit Joseph appuyé sur un bâton. — On lit, à gauche, sur le fond :
VANNUCCHl.
*ANDREA-DEL sartO'Florentino-faciebat; vient ensuite le monogramme av.
Gravé au burin par Jacques Callot dans sa jeunesse. ^ Landon, L \ , pl. 40.
Ancienne collection. — Biadi, un des biographes d'Andréa, croit que cette Sainte- Famille est celle dont parle Vasari comme ayant été achetée pour un prix trùs modique par des marchands qui la vendirent une somme quatre fois plus élevée h François I^r. Biadi a pris ce renseignement dans une des notes de Boltari, à son édition de Vasari ; mais il est à observer que Vasari ne donne aucune description de la composition ; que cette peinture ne figure pas dans l'énuméralion donnée par le pére Dan des tableaux placés à Fontainebleau ; que dans l'inventaire Bailly de 1709-1710, elle est inscrite sous le nom du Bassan, et indiquée comme placée à Fontainebleau ; que Tabbé Guilbert, dans son livre sur cette résidence, donne aussi en 1731 cette même indication, qui n'est rectifiée que par une note au crayon sur Tinventaire de Bailly. note postérieure nécessairement à 1731 et aii^^i conçue: <iJe l'ai rapporté deFontainebleau; il est d'André del Sarte et non du Bassan » ; que dans les inventaires de Lépicié (1752) et de Durameau (1784) , ce tableau est donné à André del Sarte et indiqué comme peint sur bois ; il pourrait peut-être y avoir confusion avec la Sainte-Famille décrite sous le no 438 dont parle le père Dan et qui faisait bien partiede la collection de François br. Quoiqu'il en soit, cette peinture a tellement souffert et a été si retouchée, qu'il est presque impossible d'apprécier son originalité. — Il y a peu d'années, un tableau, représentant cette même composition, a été trouvé à Bordeaux. La peinture, qui semble originale, avait subi des restaurations; mais la tête de la Vierge, portrait de la femme d'André, était superbe et bien conservée.
^ANNUCCHI {D'après), 140. V Annonciation.
H. 0, 94. — L. 1, 90.— Forme cintrée. — B.— Fig. pet. nat.
A droite, la Vierge, assise, les yeux baissés, écoute, dans Tattitude de la surprise et du recueillement, les paroles de Tange agenouillé devant elle, à gauche, et tenant une branche de lis. Entre les deux figures, un vase de fleurs et un livre posés sur le bord d'un petit mur.
Gravé par G.-D. Picchianti.
Collection de Louis XVIIL— Acquis de M. Scitivaux en 1821, etcom-
272 VANNUCCI. ,
pris dans le choix de tableaux qui lui furent payés 100,000 fr. LapeiJ lure originale d'Andréa, exécutée en 4526 pour Giulfano Scala, avî3 été d'ab«;rd placée dans une chapelle autour du cli(t>ur de l'église di Pères-Servites, à Florence; elle fut ensuite renip acée pa; une copl d'Alessandro Allori, et transportée au palais Fitli, où el e se trouv' mninlenant. — La notice de iSUi indique à tort cet ouvrage comm^ exécuté par Andréa lui-même.
VANNUCCI (PiETRo), dit il Perugino ou le Pérugin, m
à CasieUo delta Plevc {^/rês de Pé.ouse) en 1446, mon à Casiello-Fontiynano {dans les environs de Péiouse) et décembre 1524. (Ecoie ombrienne.)
Il est quelquefois nommé Petrus de Castro Plebis elCivis Perugi nus, Les au leurs ne sontpa^ d'ac» ord sur le nom du premier maître dt Perugin. On n'a aucune nr^^uve certain.- que ce fut lleiii*fleUo ROD> ligli, ou Niccolô Alun, o, ou enfin fiorenzo di JLoreni.o, comme plusieurs biographes l'ont avancé. Vasari se borne a dire que C( premier maitr» , qu'il ne nomme pas, était un peintre médiocre de Pérouse et que Piv'tro vint se perfectionner à Florence, sous laconduiU d'Andréa del veroccliio. Il fit de rapides progrés, et bientôt il jouii d'une telle réputatam , qut3 ses tableaux furent rs'cherchés non-seu' ' lementen Italie, mais encore en France et en Espagne. Il Iravaiik à Florence, fut appelé à Uome par le pape Sixte IV (4480-1495), exécuta plusieurs compositions dans la chapelle Sixtine, au Vatican, ei fit, surtout à Pérouse, une grande quantité de peintures en détrempe, à l'huile et à fresque. Celles dont il décora la salle du Cambio, vers 1500, sont surtout célèbres. A partir de cette époque, le Pérugin adopta tr» p souvent une manière expéditive, répéta pai négligence les menies figures dans différents ouvrages, et ne resta pas à la hauteur où il s'^^lait maintenu auparavant. Celte décadence a été attribuée à son amour pour le gain. Quoiqu'il n'ait presque jamais peint que des sujets de piété, Vasari l'accuse d'athéisme et de mauvaise foi, ce dijut plusieurs auteurs ont cherché à le disculper. Peut-être ne faut-il pas av»jir une confiance aveugle dans cette accusation du biographe Aréiin. qui, admirateur passioimé de Michel- Ange , ne pouvait pardonner à Vannucci de s'être posé, à Florence^ comme le rival du Buonarrotl.j. Le Pérugin eut une école nombreuse ; presque tous ses élèves se firent un nom que celui de Raphaël, leui condisciple, a rendu moins glorieux.