‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 405 sur 483 · Portrait d'homme · texte numérisé non relu

Portrait d'homme

H. 1, 51. — L. 1, 13. — Fig. à mi-corps gr. nat.

11 est représenté avec une toque à plume, le costume usité vers le commencement du xvi^ siècle, et Tépée à moitié sortie du fourreau.

t Gravé par Vosterman le jeune. — Filhol, t. 7, pl, 503. , Collection de Louis XVI.—Les inventaires et les notices précédentes

VECELLIO

disent qu on présume que ce portrait estcelui deBayard, présomption que rien ne justifie. Ce tableau, en outre, était donne à tort à Palme o ^V^^'^L-^^"^ ^T^^ ^'""^ ^^"sse interprétation des mots:

P. Vecchio p., places au bas de la gravure faite par L. Vosterman ""5 ""^P^^'J^i"." ^«P^^ ^" tableau du Louvre exis- Ji" ^^'^"^ Belvédère, à Vienne. Une peinture identique à celle du Musée est signalée, sous le nom de Georgeon, dans le catalogue du prince de Carignan, probablement à cause de l'archaïsme du costume qui n appartient pas au siècle de Pietro, mais à celui de ni?n?ri' 3"' a souvent cherché à imiter dans les détails de celte nature Enfin, le Musée possède une petite copie pastiche, par Teniers. du tableau du Belvédère, autrefois faisant partie de la galerie de l'ar* chiduc Leopo d, a Bruxelles. C'est d'après des copies analogues qu'ont ete exécutées les gravures du recueil connu sous le nom de Théâtre des pRrnv"/ni .Aa^ Jeniers, dédié au prince Léopold Guillaume, etc. i^LJt li '^l^^^ 'K^^^^^^ eut plusieurs éditions.- Le registre de

caisse des bâtiments du roi nous apprend que ce tableau du Gior-ion «dont le sujet est connu sous *a dénomination .lu Cheva ier Bavard » a etevenduau cabinel royal, le 18 décembre 1776, par lesi.ur Ménageot père, marchand de tableaux, pour la somme de 2,000 livres.

VECELLIO (TiziANO), né au bourg de Pieve {chef' Heu de ancunne province de Cadore) en 1477, mort de la peste le 27 août 1576. (Ecole vénitienne.)

11 montra dés son enfance les plus grandes dispositions pour la peinture et apprit, riit-on, les premiers éléments du dessin d'un certain Antonio Wiossi, peintre de son pays. Vers l'âge de 10 ans, son pere . envoya a Venise, chez un de ses oncles, afin de continuer ses études, liziano lut d'abord élève de Sebastiano Zuccato, maître mosaïste, puis de Gentile Bellini, et passa ensuite à l'éoie de <,iovanm, frère de Gentile, où il paraît qu'il resta jusqi.'à l'Age de 18 à 20 ans. 11 commença par imiter son maître et peignit dans celte première manière très terminée un assez grand nombre de tableaux et de portraits Bientôt, agrandissant son style el prenant pou» modèles ouvrages de Giorgion, son ancien condisciple à l'atelier de Gio. «eiiini, li se montra son digne émule dans les peintures qu'il exécuta contui remment avec lui en 1507 sur la façade du Fondaco de'Tedescni a >eiiise.ll travadlaensuite àVicence etàPadoue, où l'on admire encore les tresques dont il décora laScuoladi San Antonio. Après îa mort de Giorgion en 1511, Titien, n'ayant plus de rivaux, fut Charge de terminer les peintures laissées inachevées dans le palais Uucal par ce^rand artiste. Le 6 décembre 1516, six jours après la rnort de Gio. Bellini, il fut mis en possession du bénéfice de 100 ducats de tente anni.elle que celui-ci possédait sur r Senseria du tondaco de Tedeschi, a charge de peindra dans la salle du grand Lonseil la bataille des Vénitiens à Cadore. Après ces travaux fl alla a la cour d Alphonse 1er, duc de Ferrare. De retour à Venise, il peignit pour ,'glise de' Frari sa célèbre Assomption, placée sur le maitre-autel le 20 mai 1518, et un grand nombre de chefs-d'œuvre, dônl plusieurs périrent dans l'incendie du palais Ducal en 1577. <^naries v, eiaul yenuà Bologne en 1530 pour recevoir des uiaiiis du pape (.lenient Vil la couronne impériale, le Vecellio, grâce à la recommandalioi de l'Arétin, son intime ami, fut appelé à sa cour pour laire son portrait. A partir de cette époque, ses travaux, très peu rétribues, maigre leur immense mérite, furent magnifiquement payés, surtout par 1 empereur, qui ne cessa de le combler de bienfaits, et

VECELLIO

le créa, par un diplôme donné le 10 mai à Barcelone , chevalier, comte palatin, (lharirs ctanl parti de Bologne, Titien revint à Venise» où tl lioii\a le Pordenone en possession de la faveur publique. Mais bient t il triompha, par la supériorité de son fténie, de son redoutable rival. Kn 1532, il fut appelé de nouveau à Boloii,iie par Charles V; puis il accompagna Feaerigo Gonzaga à Mauioue. Après un vo> a.^e a .Asli fait par ordre de l'empereur, l ilieii relouniaii à Venise ver s la fin de la même année et reprenait au pal us Ducal ses travaux inlei ron pus. Le pape Paul 111 étant à Ferrai e on «n4;K le fit venir pour l'aire son portrait et l'engagea à raccomnaiinei à Boine, mais il ne f)ui tendre immédiatement à cette invitation; ee ne lut qu*en 154i5,surla demande du cardinal Farnèse, qu'il arriva dans Ci lte ville, où on lui fil une réception magnifique. Titien reiourn à Venise après avoir passé par Florence, et Ton saiti^u'il était dan> sa {)alrie en 1546. Au commencement de 1548, il dut aller rejoindre renipereur à Vienne. Il n'y ' est i (jue jusqu'au mois de juin, mais il se rcinlit de nouveau près de <:h ries, dans cette ville, au mois d'octobre 1550, et l'accompagna à liispruck, vers le mois de septembre 1555, pendant une des sessions ilu concile de Trente. A l'exception d'un vovage fait dans le Frionl en 1557 el dans le Cadore en 1565, Titien ne quitta plus Venise et ne cessa de peindre jusqu'à la fin de sa vie. La quantité d'ouvr !ges émiiients qu'il exécuta de 1550 à 1565 pour Philippe 11 pour les reines d'Angleterre et de Portugal, pour une foule de seigneurs, et dans les édifices publics de Venise, pruuvc que, malgré son ^r u-d âge rilliistre vieillard était encore aniiué d'une ardeur toute juvénile. Quand Henri 111, quittant le trône de Pologne et passant à Venise ;uant de prendre possession de la couruniie de France, vint visi er en 1574 Titien dans sa propre maistn, il le trouva occupé à peindre le tableau qu'il voulait faire ^'îacer audessus de son t. .nibeau, tableau achevé parralmele Jeuiieet exposé maintenant a l'Académie de Venise. Plusieurs écrivains afîiï nient que Titien vint en Espagne : les uns fixent son séjour dans ce pavs entre 1532 et 1.5:^6. d'antres entre 1548 et 1553. Cette assertion, qui a trouvé quelque crédit, est ce|)endant démentie par les faits. La corri'spondance de Titien <'t celle de l'Arétin, son intime ami, prouveii;, par des dates irrécusables que, pendant les années 1532 à 15ï3, le grand artiste n'a jamais (juitté l'Italie que pour aller à Inspruck ou à Vienne. Titien ligure au rang des plus grands coloristes, et s>,n dessin est aussi savant (pie lin et naturel. Il excella dans le paysage, et

f)ersonne ne Ta surpassé dans l'art de peindre les poitîaits. Sa ongue car; irre fut ut. triomphe qu'aucun revers ne vint attrister. Il eut pour pr ileettM rs tous les prlncesde son siècle ; pour amis, tous les personnage^illustresdoson lemps. Il peignitjusqu'à sa dernière heure, et, en mourant de la peste à 99 ans, plus épris que jamais de son art, il répétai! qi 'il eonimeiirait à comprendre ce que c'était quv la peinture. — rrancosco Vecellio, ne en 1475 à Pieve de (]adore, mort dans le méire endroa en 4 560, eut les mêmes maîtres que son frère Tiziano , et levint un peintre très habile. Cependant, désespérant de surpasser Titien el Giorgion, il se fit successivement soldat, marchand, sans toulefo s abandonner la peinture, car il produisit un nombre consiilérable d'ouvrages à fresque et à l'huile. — Orazio, fils de Titien , né à Venise entre 1525 et 1530, mort de la peste en 1576, fut élève de s< n p 're et fit surtout des portraits dignes de lui. — Marco vecellio, son neveu, eut encore une certaine cék brité. Le nombre drs elèv« s de Titien est considérable. Presque tous les artistes de Veni^-e IVrcpientèrent son école; des Flamands, tels (pie Jean Calcar, Bareiil, I and)ert Zeustris , imitèrent parfaitemei:! sa manière et muilip i.-rentses tableaux par de belles copies qu'il retoucha souvent lui-même.

VECELLIO

458. La Vierge, V JE nf ant - Jésus, saint Ê tienne ^ saint Ambroise et saint Maurice.

H. 1, 08. — L. 1, 32. — T. — Fig. à mi-corps de gr. nat.

A gauche la Vierge, assise, tient sur ses genoux TEnfant-Jésus étendu sur un lange et soulève le voile qui lui couvre le sein. Auprès d'elle, à droite, saint Ambroise, évêque de Milan, debout, en robe et en bonnet rouges, un livre ouvert dans les mains ; saint Étienne , diacre et martyr, portant une palme ; et saint Maurice, chef de la légion thébaine en Arménie, revêtu de son armure.

Collection de Louis XIV. — Une composition semblable de Titien, avec la seule différence que la tête du saint Ambroise est nue , se trouve dans la galerie de Vienne. Elle a été gravée par Pierre van Leysebetten, dit Lisebetius, dans le cabinet de l'archiduc Léopold- Guillaume , publié en 1660, à Bruxelles, sous la direction de Teniers. Cette collection, transportée dès 1657 à Vienne, fait maintenant partie de la galerie impériale de cette ville.

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