‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 423 sur 483 · La Vierge, et V Enfant- Jésus adoré par deux · texte numérisé non relu

La Vierge, et V Enfant- Jésus adoré par deux

anges,

H. 0, 73. — L. 0, 63. — Toile collée sur bois. — Fig. à micorps pet nat.

Ldi Vierge, assise, les mains jointes, tient sur ses genoux l'Enfant-Jésus étendu sur un linge dont un ange, à gauche, soutient un des coins; près de ia Vierge, à droite, un autre ange, les mains croisées sur sa poitrine, en adoration.

Landon, t. 8, pl. 8.

Collection de Louis XIV. — L'inventaire de l'Empire attribue ce tableau à un élève de Titien. — Les notices précédentes le donnaient comme ouvrage original de ce maître.

VÉRO]XÈ8E (Alexandre). — Voir Turchi.

VINCI

VÉRONÈSE (Paul),— Voir Caliaui.

VICE]>fTINO (Andréa). — Voir Michieli (Andréa de').

VINCI ( LiONARDO DA), peintre j sculpteur, architecte, ingénieur, physicien, écrivain, musicien, m er* 1452 au cliâtrau de Vinci, dans le val d'Arno, près Florence; mort au château de Clot ou Clouœ, près d*Amboise, en FrancCy le 2 mai 1619. (Nicole florentine.)

Fils naturel de Ser Piero d'Antonio , notaire de la seigneurie de Florence, il fut mis de bonne heure en apprentissage chez Aodrea del verocchio, sculpteur habile et peintre qu'il surpassa en peu de temps. Ayant quitté Florence vers 1'*83, pour entrer au service de Lodovico Sioiza, gouverneur du Milanais, en qualité d'ingénieur civil et militaire, de peintre, de sculpteur et d'architec e, il fonda et dirigea à Milan une académie fréquentée par des artistes déjà célèbres. De 1483 à 4489, il lit deux por raits de CeciliaGallerani, et peut-étn- celui de Luciezia Crivelli, maîtresses du duc; ordonna les fêtes célébrées pour les liocos <lu duc Gian Galeazzo avec Isabelle d'Aragon (1489), s'occupa de celles qui eurent lieu pour le mariage de l-odovico il Moro ave«- Béatrice d'Esté (1 90) ; écrivit son traité sur l'ombre et la lumière ; recommenra le modèle de la statue équestre de Fran» esco I Sfoiza, pour liquelle il avait f.iit des études dès son .irrivée à Milan; prit part, comme architecte, aux constructions du dôme; chercha les m>>yens ue n i.dre navigable le canal de la Martesana de Frezzo à iMilan ; travailla à la décoration de la demeure de Louis le More (1492);cons ruisit des bains pour la duchesse Béatrice; peignit la même année le t;)bieau de la Vierge avec TEnfant-Jésus. saint Jean, saint Michel, signé Linnardo Vinci jece maintenant au palais San-Vital à rarme; termina en 1492 le modèle de la statue équestre, détruit plus tard (1499), lorsque les Français entrèient à Milan, parles arbalétriers gascons, qu le prirent pour but de leur- traits. Après avoir exécutée des portraits de la famille de Louis le More et d'autres travaux on le trouve en 1496 travaillant, dan?» le réfectoire du couvent de' Sainte-Marie-des-Grâces, à la fameuse Cène qui mit le sceau à sa réputation, «letie peinture à l'huile sur mur, commencée sans doute avant cette époque, étant terminée en 1498, Léonard reprit son traité sur la pein ure. Lorsoue Louis le More perdit son duché et fut conduit prisonnier en France (avril 1500), Léonard retourna à Florence. Il y fit les portraits de Eisa del Giocondo (n'>484), de Ginevr-» d'Amerigo Ben i ; étudia les moyens de rendre l'Arno navigable, de Florence à Pise et reçut en 1502, de César Borgia, le titre d'architecte et d'ingénieur g^^néral en Komagne. Il visita en cette qualité Urbin, Pesaro, Ri mini, Ces* na, la partie méridionale de la Toscane. De 1503 à 1505, il s'ocrupa, en concurrence avec Michel-Ange, plus jeune que lui de vingt-deux an^ du fameux carton de la bataille gagnée par les Florentins sur les Milanais en 1449; il commença, au milieu de 1505 Pexécution à l'huile, sur mur, de cette composition qu'il ne termina pas, au ^rand déplaisir du gonfalonier Pietro Soderini, qui la lui avait commandée En 1505, il modela en outre trois siatues placées sur la partie septentrionale de San-Giovanni , statues fondues en

VINCI

bronze par Francesco Rustini. En 1507, il se rendit à Milan pour s'occuper de travaux hydrauliques, et revint en août à Florence, déjà en possession du brevet de peintre du roi de France. De 1508 à 1509, il était encore à Milan, et s'occupa probablement des fêtes données pour l'entrée triomphale de Louis XII dans cette ville. Le 24 septembre , il partit de Milan avec d'autres artistes , passa par Florence et accompagna à Rome Giuliano de' Medici, qui allait assister au couronnement de son frère , le pape Léon X. A Rome, il peignit deux petits tableaux pour Baldassare Turini da Pescia. En 1515, il se trouvait avec François 1er à Pavie, et l'accompagna à Bologne lors de la signature du concordat avec Léon X, le 8 décembre. Sur les instances de François 1er, Léonard passa en France en 1516, suivi de ses élèves Salai et Melzi , emportant avec lui, suivant Vasari, le carton de la sainte Anne et le portrait de la Mona Lisa. Il recevait, comme peintre du roi, un traitement annuel de 500 écus. Malade pendant tout son séjour en France, il n'exécuta aucune peinture et ne s'occupa que de projets de canalisation. Il est démontré par les dates que, lorsque Léonard mourut à Cloux, François 1er résidait à Saint-Germain-en-Laye. Ainsi le grand artiste florentin ne put expirer dans les bras du roi de France, comme l'a prétendu Vasari. Le génie de Léonard fut universel ; dans les sciences mathématiques et physiques , dans toutes les branches de l'art du dessin, il a devancé son siècle. Son esprit investigateur et méthodique lui a fait deviner les causes de phénomènes dont les lois étaient encore ignorées. Désireux d'embrasser le cercle des connaissances humaines , la peinture ne fut pas son occupation exclusive; néanmoins , épris en tout de la perfection, il est arrivé dans cet art à une hauteur à laquelle peu d'artistes ont pu atteindre. Son dessin savant et fin, son style qui n'a rien emprunté à l'antique, et qui doit toute sa beauté à une profonde connaissance de la nature, une grâce inexprimable qui n'apparlient qu'à lui, enfin la puissance de son clair-obscur, répandent sur toutes ses productions un charme mystérieux dont lui seul a connu l'admirable secret. Ses élèves ou imitateurs furent B. Luini, G.-A. Beltraffio, A. Salaï, Melzi, Credi, cesare da « esto, Gaudenzio Ferrari, Bernardiiio l^anino, Marco da Oggione, l»aolo liOmazzo. Les ouvrages authentiques de Léonard sont extrêmement rares, et l'on attribue faussement à ce grand maître des peintures qui sont certainement de ses élèves.

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