‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 428 sur 483 · Portrait de femme · texte numérisé non relu

Portrait de femme

H. 0, 50. — L. 0, 35. — B. — Buste pet. nat.

Elle est vue de profil , tournée à droite, et porte une coiffure de velours rouge brodée d'or et de perles ; un voile noir tombe sur ses épaules; elle est vêtue d'une robe bleue.

Collection de Louis XIV. — Ce portrait, cité comme original de Léonard, dans l'inventaire de Bailly et dans le catalogue de Lépicié, était celui connu sous le nom de la belle Féronnière à l'époque où ces inventaires ont été dressés. Ce n'est qu'ensuite que cette désignation a été appliquée avec aussi peu de raison au portrait décrit plus haut sous le n» 483.— La peinture inscrite ici est bien originale, mais nullement de Léonard.

TOLTERRE (Daniel de). — FoîV Ricciarelli.

ZAMPIERI (DoMENico), dit il Domenichino, peintre archilecte, né le 21 octobre 1581, mort à Naples le 15 avril 1641, (Ecole bolonaise.)

Il entra d'abord à l'école de nenis calvaert, où il connut Guide, et passa ensuite, comme lui, à celle des Carrache. Mélancolique et timide par caractère, on n'apprécia son mérile que lorsque, à la suite d'un concours, sa composition fut jugée unanimement supérieure à celle de ses condisciples. L'Albane lui voua une amitié qui ne se démentit jamais : à peine inslallé»à Rome, il fit venir Domenico, le logea chez lui el pourvulà ses besoins. Anuibale Carracci l'employa dans la décoration de la galerie Farnèse et le recommanda à plusieurs cardinaux el prélats, qui lui donnèrent differenls travaux. Le grand talent dont il fit preuve dans ces ouvrages, el surtout dans le fameux tableau de la Communion de saint Jérôme, excitèrent la jalousie de Guide , de Lanfranc, de Josépin ; il fut obligé de quitter Rome et revint à Bologne le 18 avril 1612. Il ne resta qu'un mois dans celle ville et se retrouvait au mois de mai suivant à Rome, où l'appelaient de nouveaux travaux. Ceux-ci terminés, il retourna à Bologne et s'y maria. Le cardinal Ludovisi, élu pape en 1621, sous le nom de Grégoire V, l'appela près de lui, fut son protecteur, et le nom.ma architecte de la Chambre apostolique. Malheureusement Grégoire mourut en 1623, et Zampieri retomba dans le besoin. Quelque temps après, les députés de la chapelle de Saint-Janvier delNaples lui proposèrent de la décorer et lui firent des ofTres magnifiques. Quoique le Josépin, Guide, le Gessi, persécutés par les peintres napolitains, par Lanfranc el Ribera, eussent été forcés d'abandonner successivement cette décoration, dont ils avaient été chargés avant lui, le Dominiquin accepta, elles persécutions odieuses qu'il éprouva dans celle entreprise hâtèrent sa mort. Sa femme préiendil toujours qu'il avait été empoisonné. Les œuvres du Dominiquin se distinguent par un caractère d'individualité fortement tranché. Il copia lanature avec naïveté.

ZAMPIERl. 301

Si son style n'a pas celle élévalion qui caraclcrise les maîtres de premier ordre, si son dessin n'est point exempt de lourdeur, il rachète ses défauts par une expressi )n vraie et par une simplicité qui n'est pas sans grandeur. Parmi les imitateurs du Dominiquin, on cite surtout Leonello Spada, dont les ouvrages ont été souvent attribués à son maître.

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