‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 2)Chapitre 467 sur 483 · BAM · texte numérisé non relu

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Filhol, t.iij pl. 43.

Collection de Louis XVIII. — Acquis en 1817, de M. Lom , pour 6,000 fr. — La Vierge vint au monde exempte du péché originel et sans tache. C'est son immaculation et non sa conception que l'Eglise célèbre le 8 décembre. Les peintres, et surtout les artistes espagnols, pour symboliser cette croyance pieuse, reconnue solennellement en 1855 comme article de foi, se sont inspirés de ce passage du 42e chapitre de V Apocalypse, quoique les saints Pères n'aient jamais pensé qu'il pût s'appliquer à la sanctification de la Vierge : « Il parut un grand prodige dans le ciel ; une femme qui était revêtue du soleil , qui avait la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles.» Quelques artistes ont placé un serpent sous les pieds de la Vierge, et ont substitué avec plus de raison le globe terrestre au croissant, puisque c'est sur la terre que Marie a triomphé du démon.

546 bis. La Conception immaculée de la Vierge.

H. 2, 74. - L. 1, 90. - T. - Fig. de gr. nat.

Au milieu d'une gloire, et entourée de groupes d'anges, la Vierge, les cheveux flottants, les mains croisées sur sa poitrine, les pieds posés sur le croissant de la lune, dont les pointes sont tournées en haut, s'élève , portée sur des nuages , dans l'immensité des cieux.

Acquis le i9 mai 1852, à la vente de la collection du maréchalgénéral Soult, duc de Dalmatie, moyennant 615,300 fr. (avec les frais). Ce tableau était déjà entré au Louvre en 1835, ainsi que celui de Jésus-Christ guérissant le paralytique, du même maître, et le saint Pierre aux liens, également de Murillo. mais attribué alors à Ribera, et gravé sous le nom de cet artiste dans le Musée Révoil. Ces trois peintures avaient été acquises pour 500,000 fr. par le roi Louis- Philippe, et étaient portées sur l'inventaire de son règne. Ces chefsd'œuvre ne restèrent pas longtemps au Louvre; car le marché, passé le 13 avril 1835 entre M. le comte de Montalivet et le maréchal Soult, fut résilié le 23 mai suivant, et l'on rendit ces trois tableaux le 25 du même mois à M. le marquis de Dalmatie , agissant au nom du maréchal.

546 ter. La naissance de la Vierge.

H. 1, 85. — L. 3, 60. - T. - Fig. de gr. nat.

Au milieu d'une vaste salle, une femme âgée et une

MURILLO

jeune fille agenouillée soutiennent dans leurs bras la; Vierge qui vient do naître, et qui élève ses petites mains vers le ciel. Deux anges debout, derrière la vieille fennme, se penchent respectueusement pour contempler l'Enfant. Deux autres petits anges présentent des linges qu'ils tirent d'une corbeille : l'un d'eux se retourne, regarde un chien à longues soies blanches. Plus en avant, une femme, vue de dos et acc^oupie auprès d'un bassin de cuivre, se retourne pour parler à une servante qui apporte des langes. Tout ce groupe est éclairé par l'auréole qui ceint la tête de l'Enfant. A gauche, dans le fond de la chambre, sainte Anne à demi couchée sur un grand lit à baldaquin et à rideaux rouges. Elle reçoit la visite de deux de ses parer.ts, introduits par saint Joachim. A droite, deux femmes sont occupées à chauffer des linges au feu d'une haute cheminée. Dans la partie supérieure de la composition, un groupe d'anges et de chérubins saluent la nativité de Marie.

Collection de Napoléon III. — Ce tableau, qui provient de la galerie du maréchal général Soult, duc deDalmatie, est entré au Louvre après le décès du duc de Dalmatie, son fils, en 1858, en vertu d^arrangements avec l'Etat. La naissance de la Vierge a été estimée alors 150,000 fr.

546 quater. La Vierge entourée d'une gloire céleste.

H. 0, 35. — L. 0, 26. - T. — Fig. de 0, 17.

Au milieu des nuages la Vierge, représentée presque enfant, de face, debo\it, les pieds posés sur un globe et les mains jointes, est entourée de chérubins et d'anges dans l'attitude de la vénération. On remarque particulièrement un groupe de trois de ces derniers dans l'angle inférieur à gauche. A droite, sous les nuages et sur la terre, une fontaine, un monument et un palmier.

Collection de Napoléon ÏII. — Acquis par l'Empereur du généra Mazzaredo, et donné par S, M. au Musée du Louvre en 1855. - On croit que Murillo a voulu représenter sous les traits de la Vierg< ceux de sa fille, morte à huit ans.

MURILLO

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