ANDREA LUIGI
vert de galères et de vaisseaux. — Ce tableau est signé :
ANDREAS. MEDIOLANENSIS. FA. 1503.
Lesbiographes cilenl parmi les artistes milanais qui ont porté lenom d'Andréa : Andréa Salaï on Salaïno, élève chéri de Léonard ; Andréa Solario dit del Gobbo, et Andréa Milanese ou Andréas Wediolanensis Zanetti parle d'un tableau de ce dernier artiste, daté de 1495, qui était de son temps à IMurano,el qui se trouve niaintenani dans la collection Brera, à Milan. Des commentateurs de Vasari ont prétendu qu'Andréa Milanese était le n»ème qu'Andréa Salaï, et enfin Bollari ne fait de lui et d' Vndrea Solario qu'un seul artiste. Lanzi, en parlant d'Andréa Milanese, combat ces deux opinions, mais se trouve plus loin en contradiction avec lui-même loisqu'il s'occupe d'Andréa Solario, élève, suivant lui, de Gaiidenzio Ferrari. Il cite inexactement le texte de la fin de la biographie du Corrt ge, par Vasari, qui dit : Vers ce nième temps vivait un Andréa del (lobbo Milanese, et non pas Andréa Solario del Gobbo, ou Andréa Milanese, comme l'écrit Lanzi. Les renseignements biographiques connus jusqu'à ce jour sur Salaï, Solario et Andréa de Milan ^en admettant que ce dernier nom désigne un artiste différent des autres) se bornent à si peu de chose, que la question n'est point encore éclaircie par des documents sutfisanls. Cependant, comme il existe à Milan un tableau sij^né : Andréas de Solario Mediolanensis, il y a de grandes probabilités pour que la peinture inscrite sous ce numéro soit de cet artiste. Dans le Crucifiement, il sera resté lui-même, laiidis que, dans la Vierge au coussin vert (no 403), t availhml d'après une composition de Léonard, il aura naturellement subi l'influence du Vinci.
ANDREA DEL SAUTO, ANDRÉ DEL SARTE.— Foir Vannucchï.
ANDREA LUIOI DT ASSISI, (lit l'Ingegno, né vers i^70^ mort vers 1556. (Ecole ombrienne.)
Vasari dit que VIngegnoïul élève du Pérugin, émule et condisciple de Raphaël, qu'il aida son maître dans les travaux de la salle du Cambio, à Pérouse, dans ceux qu'il exécuta h Assise et dans ses peintures faites à la chapelle Sixtine. Enfin il ajoute qu'étant subitement devenu aveugle, le pape Sixte (ce ne peut être que Sixte IV, si toutefois Vasari ne se trompe pas sur le nom du pape) lui assigna une pension dont il jouit jusqu'à sa 86e année. Sixte IV mourut en 1484 : Raphaël n'entra à l'école du Pérugin qu'à la fin de 1495 ou en 1496, et les peintures de la salle du Cambio ne furent commencées qu'en 4500. Vasari a donc commis une erreur de date, car l'Ingegno n'a pu devenir aveugle (s'il le devint) vingt ans avant l'ôpoque ou lui-même dit qu'il peignait et fut l'émule de Raphaël. D'ailleurs, on connaît de lui une quittance, du 5 décembre 1509, signée : Ingegno di maestro
illovisi. Il signe aussi : ïngegnio di maeslro Altvisse ou Allovisit, AUevisi et Aloisi. Il résulte dé la dissertation de Rumhor sur cet artiste, dissertation appuyée sur des faits et des actes, que les notices de Vasari et de Lanzi sont erronées. Andréa était déjà peintre et maître en 1484. Il se peut qu'il ait aidé le Pérugin dans ses travaux, mais il ne fut pas son élève. Il y a lieu de supposer qu'il prit des leçons de Niccolô
ANDREASI.
Alunno, qui avait ouvert un atelier à Foligno, ville voisine d'Assise, vers1460, tandis que le Pérugin, occupé dans différentes villes jusque après 1490, ne vint fonder son école à Pérouse que vers Si Andréa perdit la vue, ce ne fut pas dans sa jeunesse, car des documents authentiques prouvent qu'en 1510 il fut nommé syndic du magistrat, et en 1511 caissier pontifical d'Assise. On ne cite pas de peintures de cet artiste exécutées dans un âge plus avancé. Il est probable que le surnom d'Ingegno lui fut donné non-seulement à cause de son talent pour la peinture, mais aussi à cause de son aptitude dans la gestion des affaires.