II. 0, 82. — L. 0, 68. — T. — Fig. à mi-corps de gr. nai
Un militaire, la tête couverte d'un bonnet de fourrure, les épaules revêtues d'un manteau fourré, s'ap-
ANSELMl (Michel'Angelo). 25
puie sur son épée et écoute un enfant qui bat du tambour à ses côtés.
Ce tableau a été gravé d Dresde en 1756 par C. F. Kaukey
sous ce titre: le Pelil Tambour.
Musée Napoléon. — Porté sur l'inventaire de l'Empire à ct.-ll. JPiazzetta.
ArVGELICO (IL Beato). — FoiV Giovanni (Fra).
ANSEl.MI ( Michel-Angelo), dit aM.ç.ç^ Michel-Angelo DA LuccA OU DA SiENA, ïié à Lucqucs en 1491, vivait encore à la fin de i^M. (Ecole lombarde.)
Quoique né à Lucques, il n'en apiwirlient pas moins à l'école lombarde, parce que son pére, ADtonio /kDselmi, banni de Parme, s'était rérusié accidenlellement à Lucques, et ne rentra dans sa patrie (jue vers 1505. L'Anselmi demeura plusieurs années en Toscane, où il étudia la peinture sous <«io.-.%nt. Razzi de Verceil, dit le Sodoma, suivant Resta, on sous Bartolomnieo Meroni dit Kiccio , gendre du Sodoma, selon Azzolini. Après avoir peint à Sienne, il vint s'établir à Parme, où il se perfectionna en étudiant les ouvragesdu Corrège, qui était moins âgé que lui, et dont il imita heureusement la manière.
42. La Vierge et V Enfant- Jésus adore par saint Jean-Baplisle et par saint Etienne.
H. 1, 69. — L. 1, 23. — B. — Fig. pet. nat.
La Vierge assise, tenant son fils dans ses bras, est portée sur les nuages et environnée d'une gloire d'anges. A gauche saint Jean-Baptiste , à genoux, lève les yeux au ciel ; sa croix de roseau est posée devant lui ; à droite saint Etienne , martyr, tient une paluie et indique du doigt ces paroles inscrites sur le livre qu'un ange lui présente : Ecce vias cœlos apertos, — et Jesum stàtem à dextris virtutis Dei.
Landoriy t, i, pl, 45.
Musée Napoléon.
ARPINO (IL Cavalière d'). — Voir Cesari.
BARBARELLl.
ASSISI. — Voir Andréa Luigi d'Assisi.
BAGNACAVALLO. — Voir Ramenghi.
BARBARELLl (Giorgio), dit Giorgione , né à Castel-
Franco, ou^ suivant quelques auteurs^ à ViselagOy village de la province de Trévise, en 1477, mort en 1511. (Ecole vénitienne.)
Il fut élève de Giovanni Bellini. Vasari dit que Giorgion ayant vu les ouvrages de Léonard, goûta tellement sa manière vigoureuse, qu'il la pratiqua toujours dans sa peinture à l'huile. Le même biographe dit aussi , qu'admirateur passionné de la nature il ne travailla jamais sans modèle ; qu'il s'efforçait surtout de donner de l'animation à ses sujets, et ne voulut imiter la manière de personne. Plusieurs auteurs, entre autres Boschini, ont cherché à réfuter cette opinion de Vasari relativement à l'influence du Vinci sur Giorgion, Discussions inutiles : ne serait-il pas plus simple et plus vrai de dire que si Léonard, le premier, a donné l'exemple de la vigueur et de la simplicité du modelé par le clair et l'ombre, Giorgion, le premier aussi par la justesse du ton local (t par la connaissance profonde du pouvoir des oppositions, a poussé l'art de la couleur aux dernières limites de la perfection? Que les ouvrages de Léonard aient fait naître en lui l'idée de cette largeur, de cette absorption des détails dans la masse générale, artifice inconnu aux maîtres antérieurs, c'est possible; mais il n'y a pas là imitation, et les deux grands artistes ont accompli chacun dans l'art une immense révolution. Giorgion travailla à Castel- Franco, dans plusieurs endroits du Trévisan , et surtout à Venise. Il décora à fresque, dans cette ville, des façades de maisons, et peignit au palais ducal. 11 orna, suivant l'usage d'alors, des coffres et des cabinets de compositions allégoriques ou mythologiques. Enfin, il fit d'admirables portraits. Cet homme de génie, mort à 33 ans, a beaucoup produit; mais ses ouvrages authentiques sont maintenant excessivement rares, et le plus grand nombre de ceux cités par Ridolfl n'existent plus.