OMNEM VIA DISCIPLINE
Dans la partie inférieure du tableau : le pape Alexandre I V, assis sur un trône et assisté par deux camériers, préside en 1236 l'assemblée d'Anagni , tenue au sujet des contestatiims survenues entre les ordres mendiants, attaqués par Guillaume de Saint-Amonr et défendus par saint Thomas d'Aquin. Ce dernier personnage est le moine assis au premier plan et vu de dos. Le religieux placé à sa droite est saint Bonaventure. Jean des Ursins et Hugues de Saint-Cher sont les deux cardinaux sié— ge:\nt près du pape. Près d'Hugues se trouvent l'évèque de Messint», pTiis Albert-le-Grand, dominicain, maître du Sîicré j)alais ; les chefs des ordres, tels que Humbert de Romans, général des dominicains, les docteurs Pierre et Jean, députés au pape par Louis IX, etc.
Musée Napoléon. — « Dans le dônrie (à Pise), derrière le siège de l'archevêque, il peignit en détrempe, sur un petit panneau, un saint Thomas d'Aquin au milieu d'un grand nombre de docteurs qui discutent sur ses ouvrages. Parmi ces figures, on reniarque le pape Sixte IV, une foule de cardinaux, de chefs et de généraux de différents ordres religieux. Ce tableau est le meilleur et le plus fini que ôenozzo ait jamais fait. » (Vasari.) Les armoiries d'un donateur se trouvent à gauche dans le bas du tableau. — Le même sujet, mais avec des diflercnces dans la composition, fut exécuté par Francesco Traini pour l'église Sainte-Catherine, àPise. Au lieu de Guillaume de Saint-Amour, renversé sous les pieds de saint Thomas, on y voit
BERRETTINI.
Averroës. Saint Thomas mourut en 4274. Traini florissait en 1344, et l'on prétend qu'il représenta le saint d'après un portrait qui se trouvait à l'abbaye de Fossanuova, où il fut enterré.— Cette peinture a été gravée dans la Storia délia Piltura du professeur Rosini, pl. ii.
BERNARDmO PERUGINO. — Voir Perugino.
BERRETTINI (Pietro) DA CORTONA, rf^ Piètre de
CoRTONE, peintre, architecte, écrivain ^ né à Cortona {ville de Toscane) le l^»" novembre 1596, mort à Rome le 16 mai 1669. (Ecole romaine.)
Quoique cet artiste soit Florentin d'origine, il appartient plutôt comme peintre à l'école romaine. A l'âge de 15 ans, il quitta Florence et son premier maître, Andréa commodi, pour se rendre à Rome, où il entra à l'atelier de Baccio Clarpi, peintre florentin. Les ouvrages de Raphaël, de Michel-Ange, de Poiidore, les statues antiques et surtout les bas-reliefsde la colonne Trajanedevinrent pour lui l'objet d'une étude assidue. Ses premières productions furent remarquées par le cardinal Sacchetti , qui devint son protecteur, l'employa etle présenta à Urbain VIII. Il travailla pour ce pontife, et fut chargé ensuite au palais Barberini d'un grand ouvrage qui passe pour son chef-d'œuvre. Il voyagea en Lombardie, dans l'Etat de Venise, vint à Florence, peignit au palais Pitti, retourna à Rome, où il exécuta un nombre considérable de fresques et de tableaux de chevalet. Alexandre VII le créa chevalier de l'Eperon-d'Or. Berrettini jouit de son vivant d'une immense réputation et laissa des richesses considérables. Il fut enterré dans l'église de Saint-Martin , dont il avait été l'architecte et à laquelle il fit un legs de 100,000 écus. Une foule de peintres suivirent sa manière; ses principaux élèves furent Romanelli, ciro Ferri, rietro Testa, Ciiordani, le Bourguignon, etc.