BONIFAZIO
détourne la tète ; un autre se bouche les narines pour ne pas respirer l'odeur qui s'exhale du tombeau.
Landon, t. '2, pl. 14.
Ancienne collection. - Ce tableau était placé autrefois dans Téglise de Saint-Louis-des-Français, àRome.
fâ. La Sainte-Famille, la Madeleine, saint François et saint Antoine.
H. 1, 55. - L. 2, 05. - B. - Fig. pet. nat.
La Vierge, assise au pied d'une colonne qui s'élève au milieu d'un paysage, tient, debout, sur ses genoux PEnfant-Jesns que montre le jeune saint Jean , soutenu par sainte Élisabeth. A droite, saint Joseph, assis, s'appuie sur un bâton; du côté opposé, la Madeleine présente un vase de parfums à l'Enfant- Jésus. Devant elle, samt Antoine, ermite, assis, lit un livre qu'il tient sur son genou, et derrière lui, saint François, debout, portant une petite croix, baisse les yeux vers la terre.
Gravé par Etienne Picart [le Romain], 1682 [Cale, imp.).— Landon, L 5, pl. U2.
Collection de Louis XIV. - Ce tableau, un des plus beaux du maître, appartenaitaucardinalMazann.il est estime sur «on mven^^^^^^ 2,000 livres et fut acheté aux héritiers par Louis XIV. — On Ut sur la colonne, derrière la pierre :
lAOY HAOYAH KYPIOY (voici la servante du Seigneur) ; paroles prononcées par la Vierge lorsque l'Ange Gabriel lui annonça Welle serait la mère du Sauveur Evang. selon ff^^l^'l^^}^^^^^^^ dessous, on aperçoit les traces d'une deuxième inscription eff^^^^ maintenant, et dont on ne distingue plus que les deux lettres U K. Cette peinture était portée à tort, sur les inventaires et dans les notices précédentes, à Palme le vieux.
83. La Vierge, VEnfant-Jésus , sainte Catherine, sainte Agnès et le petit saint Jean.
H. 1, 04.- L. 1, 51. - T. - Fig. pet. nat.
La Vierge , assise au pied d'un arbre au milieu de la composition, soutient TEnfant-Jésus debout sur ses genoux. A gauche , sainte Agnès, tenant une palme, a
BONVICINO.
près d'elle le jeune saint Jean ; de l'antre côté, sainte Catherine d'Alexandrie s'appuie sur une roue, instrument de son martyre.
Musée Napoléon. — Ce tableau était porté à tort, sur les inventaires et dans les nolices précédentes, à Palme le vieux.
BONIIXI (GiROLAMO) , dit l'Anconitano, du nom d'Ancône , sa patrie. Il florissait vers 1660. (Éeolc bolonaise.)
Élève et ami de l'AIbane, dont il fut un des plus fidèles imitateurs, il Taida dans ses peintures de la salle Farnèse, à Bologne, et dans d'autres travaux.
84. Le Christ adoré par les anges , par saint Sébastien et par saint Bonaventure.
H. 2, 48. - L. 1, 78. - T. - Fig. de gr. nat.
Dans le fond, le Christ, tenant un roseau et portant la couronne d'épines, est soutenu par un ange; deux autres anges sont à g(*noux devant kii. Sur le premier plan, à ganciie, saint Sebastien, attaché à une coionne, le corps percé de flèclies , et à droite, saint Bonaventure, à genoux , montrant le Sauveur. ^
Landon, l, 2, pl. 45. | Musée Napoléon. J
BONYICINO (Alessandro), dit ilMorktto da Br^scia,
né à Rovato (hourg du territoire de Brcscia) vers 1500, mort dans sa patrie vers 1560. ( îlcole vénitienne.)
Quoique cet artiste ail signé ses tableaux More^ws jSrfrterïszs ou Alexander Bn'xiensis, il ne faudrait pas en conclure cependant qu'il soit né à Brescia, parce qu'il est assez d'usage en Ualie de prendre, la qualification de la ville importante ou de la capitale du pays natal. L'opinion la plus accréditée, bien qu'on n'en ail aucune preuve certaine, est que Bonvicino naquit au bourg de Rovato, à la fin du xve siècle. Plusieurs peintres de sa famille, établis à Brescia, passaient pour des arlistes habiles. Alessandro fut d'abord élève de son père, puis de Floriano rerraniola. Son premier ouvraj^e connu est date de 1515 11 alla à Venise, et entra à l'école de Tilien. Après avoir quitté celle ville, il exécuta un grand nombre de peintures à fresque en détrempe et à l'huile, à Brescia, à Milan, à Bergame, à Vérone, à Trente. Plus tard, le Moretto, qui ne visita ni Florence, ni Uome»