‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 3)Chapitre 120 sur 528 · Les maraudeurs · texte numérisé non relu

Les maraudeurs

H. 0, 37. - L. 0, 80. - B. - Fig. de 0, 80.

Une femme à genoux implore le chef d'une troupe de maraudeurs. A droite, un homme assis sur un tambour ; au deuxième plan, trois soldats allument leurs pipes, et

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dans le fond de la pièce > à gauche, un homme fouillant dans une malle.

Ancienne collection. — Ce tableau était placé autretois dans Fabbaye de Saint-Martin, à Tournay.

DUIABBIN (Kàbil). >— Voir Jardin.

DirCK. (ÀNtON van), peintre, graveur^ né à Ànverê le 22 mars 1599 , mort à Black friars , près de Londres , le 9 décembre 1641. (Ecole flamande.)

Son père, Vrans van Dyck» peintre sur verre, le plaça en 1610 chez van Balen, où il resta deux an<. Il entra ensuite à l'école de Rubens et fit des profn-és si rapides que bientôt il put l'aider dans ses grands travaux. Ilmt reçu Iranc-mattre de la confrérie de SalntrLuc le 11 février 1618. Après avoir exécuté un grand nombre de tableaux importants, van Dyck partit pour l'Italie le 3 octobre 1631, et arriva dans le mois de novembre à Gênes, où il peignit une quantité de portraits qui mirent au jour son rare talent. En 1622 il se rendit à Rome, copia les chefs-d'œuvre des maîtres , passa à Florence, puis à Bologne, à Venise, où il étudia avec ardeur les peintures des grands coloristes, et revint à Mantoue et à Rome au commencement de 16S3. Après huit mois de séjour dans cette dernière ville , vart Dyck repartit pour Gênes. Quelque temps après son retour , Emmanuel-Philibert de Savoie, vice-roi de Sicije» rappela àsacour ; il s'y rendit, et, surchargé de commandes , il aurait fait un long séjour à Palerme si la peste ne se fût déclarée et ne l'eût contraint à revenir à Gênes. Après être resté plus de trois ans et demi en Italie, où il laissa une quantité considérable de tableaux remarquables et surtout des portraits de la plus admirable exécution, van Dyck s'embarqua pour la France , arriva à Marseille le 4 juillet 1625 , passa à Aix, vint à Paris , y séjourna peu , et se trouvait à Anvers à la fin de septembre. Quoiqu'il ne manquât

Sas d'occupation dans son pays, il crut en trouver davantage à la cour e Charles hr. i\ arriva en Angleterre à la fin de 1627; mais son pre mier séjour dans ce pays fut de peu de durée, n*ayant pu trouver roccasion de mettre son talent en évidence et de se faire présenter au roi. Rebuté par ce voyage infructueux, il retourna à Anvers, et pendant six années il fit un grand nombre de tableaux dans les Pays-Bas. L'immense réputation qu'il s'acquit par ses travaux engagea enfin Charles I*' à le rappeler en Angleterre. Van Dyck arriva à Londres en 1632 et ne tarda pas à être comblé cette fois de richesses et d*honneurs. Il reçut du roi une pension considérable, fut créé chevalier le 5 juillet 1632, et nommé premier peintre Tannée suivante. A l'exception d'une courte apparition à Anvers en 1634, époque où il fut élu par ses confrères doyen de l'académie de Saint-Luc, et d'un voyage à Paris qu'il fit en 1641 dans l'espoir d'obtenir les peintures de la galerie du Louvre, données déjà, sans qu'il le sût, à Poussin, van Dyck passa le reste de sa vie en Angleterre, où il mourut, n'ayant pas tout a fait 42 ans, d'une maladie de langueur causée par les excès de travail et de plaisirs. Van Dyck a rendu son nom célèbre plus encore par ses magnifiques portraits que par ses beaux tableaux d'histoire. Il a gravé à Peau-forte, de la manière la plus pittoresque, une suite de portraits extrêmement recherchés.

70 DYCK (Anton van).

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