Paysage
H. 1, 72. - L. a, ». - T. - Fîg. de 0, 05.
Site montueux et sauvage , coupé par une rivière qui tombe en cascade k droite et fiiit tourner un moulin.
82 EVERDINGEN (van).
 gauche , des maisons devant lesquelles {mssent plusieurs voyageurs à cheval. Du même c6té s'élève, au-dessus d'un roc, une église gothique. -— Signé : A. V. Everdingen.
Musée Napoléon. — Acquis sous TEmpire.
EYGK (Jan van), né vers 1390 à Eyck, depuis Ouden ou Àlden-Eyck , petit village voisin de Maeseyck, ville du Limbourg {au duché de Gueldré); mort à Bruges en juillet 1441. (Ecole flamande.)
Pendant longtemps on a adopté les dates de 1370 et de 1445, données par Sandrard et par Descamps, pour celles de la naissance et de la mort de cet artiste célèbre. Cependant , si Ton considère que , suivant van Mander, Jan était beaucoup plus jeune que son ft-ère Hubert, né en 1366 , différence d'âge exprimée en effet d'une manière très sensible dans les portraits connus des deux frères ; si l'on réfléchit que le portrait fait , en 1439 , par Jan de sa femme , lorsqu'elle avait 33 ans , donnerait au peintre Vâge tout à fait disproportionné de 69 ans, et qu'enfin on ne connaît pas de tableau de lui d'une date antérieure à 1430, d'où il résulterait que nous ne possédons que des peintures faites depuis sa 50* année , ce qui est peu probable ; on conviendra que , jusqu'à ce qu'un document authentique vienne trancher la question , la date de la naissance que nous donnons ne doit pas être loin de la vérité. Quant à l'année de sa mort , elle résulte de trois documents faisant partie du livre des comptes de la cathédrale de Bruges , découverts par H. Stoop. Jan fut élève de son frère Hubert, et vînt avec lui et sa sœur Marghareta s'établir à Bruges, on ne sait nrécisément à quelle époque. En 1420 , les deux frères allèrent à Gand pour y peindre , oans la chapelle de la famille de Vydt , à l'église Saint-Jean , le célèbre tableau de l'Agneau mystique, qui n'existe plus maintenant dans son intégrité. En 1425, Jan, qui était peintre et valet de chambre du duc Jehan de Bavière , entra, après la mort de ce prince, au service du duc de Bourgogne, aux mêmes titres et aux cages de 100 livres de Flandre par an. Il vécut dans l'intimité de Philippe-le-Bon , qui le chargea à plusieurs reprises de voyages lointains et de missions secrètes. Depuis la mort de Hubert , arrivée en 1426, il travaillait seul au célèbre tableau qu'ils avaient commencé ensemble, lorsqu'en 1428 il dut interrompre son travail et accompagner en Portugal l'ambassadeur que Philippe envoyait pour demander la main d'Elisabeth, fille du roi Jean I«r. Il avait l'ordre de faire le portrait de l'infante, et reçut 160 livres pour ce voyage. Le 12 février 1429, le portrait, perdu maintenant, fut terminé et partait pour Bruges; mais la orincesse , l'ambassadeur et le peintre, embarqués seulement vers la un de septembre , battus par la tempête , forcés de relâcher à plusieurs reprises , n'arrivèrent dans les bassins de l'Ecluse que le 25 décembre â midi. Jan se remit aussitôt au tableau de l'Agneau , et ce chef-d'œuvre, qui ne compte pas moins de trois cent trente figures , fut enfin placé dans la chapelle de Vydt le 6 mai 1432. Après cette inauguration, l'artiste revint a Bruges, ou il avait acquis une maison en 1430. Il mourut dans cette ville et fut enterré dans la cathédrale. Jan van Eyck fut un peintre universel : la perspective , les intérieurs , les animaux , le paysage , les fleurs , les scènes de genre . les sujets pieux, l'allégorie, le portrait, la peinture sur verre, l'occupèrent tour a tour,
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et il excella dans chacnn de ces genres. On lui attribue la découverte de la peinture à Thuile. Cette question a soulevé une polémique longue et animée , d'où il résulte que , si le mélange des couleurs avec rtuiile était connu bien avant lui , ce qu'on ne peut nier, c'est lui qui a rendu ce mélange usuel et applicable à la peinture des tableaux en inventant un moyen de faire sécher Thuile promplement et sans exposer les peintures au soleil. Quelques auteurs veulent lui enlever la Îloire de cette découverte et la revendiquent pour son frère Hubert, ^uoi qu'il en soit, cette nouvelle méthode changea la foce de l'art, et van Evck l'enseigna à quelques élèves de prédilection. En effet , on connaît un tableau de Plcter Clirtstoplisen exécuté à l'huile et daté de 1417. Des actes passés en 1419 et 1434 prouvent que l'on dédaigna promplement l'ancien procédé et qu'on imposa aux artistes l'obliffation d'employer le nouveau. Antoocllo (de Messine) vint rapprendre en Flandre et l'importa en Italie. — Hnnert, frère de Jan, naquit, ainsi que lui , àEyck en 1366, suivant van Mander, et mourut à Gand le 18 septembre 1426 , n'ayant terminé qu'une portion de la partie supérieure du tableau de l'Agneau. On ignore le nom de son mattre. Il a pu recevoir des leçons de son père, qui, suivant quelques auteurs, était peintre. Il est plus probable cependant qu'il s'est surtout formé en étudiant les œuvres des anciens maîtres flamands et surtout colonnais , tels queiivlUicm ou Cinillaiime, qui, en 1370, jouissait d'une réputation méritée , et de son élève, fltepliaD ou Bdeiine. Hubert fut enterré dans le caveau même de la famille de Yydt. A l'exception de cette partie supérieure du tableau de l'Agneau , on ne connaît aucune peinture authentique de lui. — Marffarctlia van Byck, que l'on croit avoir été l'atnee de Jan , vécut constamment avec ses frères et peignit la miniature; elle mourut à Gand on ne sait précisément en quelle année , mais ce fut certainement avant 1433. On l'enterra à côté d'Hubert dans la chapelle de Yydt. — Enfin, les actes capitulaires do la cathédrale de Bruges nous font connaître un troisième frère van Eyck, nommé liambreckt, probablement peintre aussi , qui, le 30 mars 1442 , fit transporter le corps de Jan du pourtour extérieur de l'église , où il était enterré , dans l'église même , près des fonts baptismaux.