‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 3)Chapitre 179 sur 528 · Ftie de la maison de ville d'Amsterdam · texte numérisé non relu

Ftie de la maison de ville d'Amsterdam

H. 0.7a. - L.0, 86.- T. - Fig. de 0,07.

La coDstraction de ce vaste monument, élevé nav la place appelée le Dam, fut commencée le 28 octobre 1648. Le sol sur lequel on voulut le bfttir étant un marais, on fut obligé d'enfoncer 13,659 pilotis. L'édifice total a coûté 80 millions de florins. L'artiste s'est placé, pour peindre cet édifice, du côté d'une maison ancienne dite la maison du Poids, parce que c'est là qu'on pèse les marchandises. — On lit, à gauche, sur ce tableau : J.V. D. Heyden A" 1668. — Les figures sont d' Adriaan van den Yelde.

Collection de Louis XVI. — On trouve dans Touvrage de Filhol un ren* * seignement curieux sur la manière dont ce tableau est entré dans la collection du roi. Ce chef-d'œuvre était resté dans la famille de van der Hey« den. Un de ses héritiers, à qui il était échu en partage, qdoique fort riche, se plaignait cependant de ravoir payé 1,000 florins sur estimation dlnventaire.Néanmoins flatté de posséder un des plm beaux ouvrages de son aïeul, S à s'en défaire et avait repoussé les offires de

il s'était obstinément refusé à s'en défaire et avait répons» M. Randon deBoisset. M. d'Angiviller ayant chargé M. Paillet d*aller acheter en Hollande des tableaux pour le compte du roi, ce connaisseur vit le chef-d'oeuvre de van der Heyden et ne put décider son possesseur à le loi céder. M. Paillet eut alors recours à la ruse : à Pheure de la bourM , il chargea un courtier d'aller trouver le jiropriétaire du tableaUf de lui dire qu'un étranger se présentait pour en faire racquisition, etquele seul moyen de se délivrer de ses importunités éuit de le mettre à un prix tellement élevé qu'il fût forcé d'y renoncer. Le propriétaire suivit ce conseil et demanda 6,000 florhis de son tableau. Alors le courtier lui mit une pièce d'or de ik florins dans la main, en ajoutant 1 1 Le tableau est à moi, la somme va vous être soldée. » Ces sortes d'engagements pris à la Bourse sont irrévocables, et le possesseur du tableau, ftirieux de s*6tre laissé prendre à im pareil piège, fut obligé de tenir sa parole.

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