MEMLING
et VM iniliale de ce mol offre une configaration enlilkreiiienfc identiiiue i la première lettre des signatures de Memling. L'inscription de ce manuscrit a paru tellement décisive, que la leçon de Memling a été définitivement adoptée par la ville de foiigea, qui se vante d'être la patrie du grand pemtre que plusieurs écrivains disent être de Damme. Cependant, l'admission de Memliog à l'hôpital de Saint-Jean rend cette dernière hypothèse très peu probable, car on ne recevait dans^ cet établissement que les personnes nées à Bruges ou à Maldeghem. On ignore ul date de naissance de Mepaling et celle de sa mort. Les uns le font naître en 1425, d'autres en lUM. Les années li^ilO et 1A84 sont celles oli il a le plus produit. lise forma k l'école des van Evclc, eut peut-^tre Rogicr van der iveydcn pour maître, et étudia aussi les productions de l'ancienne école colonaise. Il y a tout lieu de croire qu'il visita l'Italie, l'Allemagne, la France, et parcourut une partie de l'Espagne; mais, nous le répétons, aucun docmnent positif ne vient prêter son appui à ces simples inductions. Memling et Jan van Eyck, ces deux admirables peintres de l'école flamande ancienne, tout en possédant des qualifiés communes» telles qu'une finesse de touche extraordinaire qui leur permet de rendre les moindres détails avec une perfection merveilleuse, diffèrent cependant essentiellement par la manière dont ils ont envisagé l'art et par l'exécution : van Eyck, réaliste prodigieux, n'a dierché qu'à rendre la nature telle qu'il la voyait» et le plus minutieusement possible ; Bfemlincp, au codtraire, sans sacrifier aucun détail, idéalise toujours son modèle, même lorsqu'il fait un portrait. Si la touche de Memling n'est pas aussi ferme que celle de van Eyck , elle est plus moelleuse, plus spirituelle ; si son desain est moins fier, son contour estplus souple; enfui, si son coloris est moins chaud et moins vigoureux, il brille par un doux éclat argentin qui répand sur tous ses ouvrages un charme qui n'appartient qu'à lui. C'est surtout à Bruges qu'il faut étudier ce maître, et ce n'est qu'après avoir examiné la châsse de Sainte-Ursule, conservée religieusement à l'hôpital Saint-Jean avec plusieurs autres chefs-d'œuvre du même artiste, que Von peut apprécier l'étendue de son génie*