‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 3)Chapitre 255 sur 528 · Sainte Marie-Madeldne · texte numérisé non relu

Sainte Marie-Madeldne

H. 0, 48. - L. 0, 12. - B. - Fig. de 0, 32.

Elle est debout au milieu d'un paysage , tournée à gauche , Têtue d'une robe en velours écarlate à dessins d'or et d'un manteau violet sombre ; elle porte un vase de parfums d'une main , et de l'autre elle tient son manteau. Dans le fond , à gauche , la résurrection du Lazare et la Madeleine agenouillée aux pieds de Jésus- Christ chez Simon le lépreux. A droite, le Christ apparaissant à la Madeleine sous la figure d'un jardinier. Pins loin , une grotte dans un rocher oîi s'était retirée la sainte, que deux anges enlèvent au ciel.

Ce volet et le précédent portent par derrière le cachet du roi des Paysfias. Les deux panneaux sont très minces et paraissent «voir été sciés dans leur épaisseur. Il v a tout lieu de croire que les autres faces portaient des grisailles que ron a voulu détacher par cette opération.

MENGS (ànton-RàFàel), peintre, écrivain^ né à Aussig (en Bohême) le 12 mars 1728, mort le 29 juin 1779 à Rome, (Ecole allemande.)

II était le second fils d'ismaCI Mengs, peintre en pastel et en émail du roi de Pologne,, né à Copenhague en 1690, et mort en 1764 directeur de l'académie royale de peinture de Dresde. Rafaël fît des progrès rapides, et son père le conduisit en 1740 à Rome, où il étudia pendant cinq ans les statues antiques et les chefs^'œuvre des artistes modernes. De retour à Dresde, en 1746, il obtint la place de premier peintre du roi, qui était vacante. Il fît un deuxième voyage à Rome en 1747, embrassa la religion catholique en épousant une Romaine, et revint à Dresde, oh il fut chargé de travaux pour une église nouvellement construite. En 1752, il rqtassa en Italie, fut nommé en 1754 professeur de l'académie fondée au Gapitole par Benoit XIV, et se fixa à Rome. Il exécuta alors pour le comte de Northumberland une copie de l'école d'Athènes de Raphaël, de la grandeur de l'original, peignit des ouvrages pour Dresde et pour Naples. Ces derniers travaux l'attirèrent dans cette ville, oh il fit les portraits de toute la famille royale. Revenu à Rome, il se livra à la peinture k fresque, décora l'église arménienne de Saint-Eusèbe et le plafond de la villa Albani. Charles III l'ayant appelé en Espagne, Mengs arriva à Madrid en 1761, et fut nommé premier peintre du roi avec un traitement considérable. H peignit pour ce souverain un grand nombre d'ouvrages, tant à fresque qu'à l'huile. Sa

mit aux travaux qui lui avaient été commandés par Clément XIV. Ils furent terminés eu 1773, et le pape, en récompense, le nomma chevalier

4«4 MËNGS.

(le rÉperon-d*Or. Mengs se rendit alors à Madrid ; inais sa santé s'étaut at« térée de nouyeau, il obtint de quitter l'Espagne pour se fixer définitiTement à Rome en 1777, en conservant son traitement de premier peintre du roi. L'amélioration qu'il éprouva d'abord ne fut pas de longue durée. Ayant perdu sa femme en 1778, il tomba dans une maladie de langueur et mourut l'année suivante, comblé d'honneurs et de richesses. Mengs fit une quantité considérable de lyintures à l'huile, au pastel, à fresque, en miniature. £pris de la perfection, il s'était proposé pour modèle rexpression do Raphaël, la couleur de Titien, le clair-obscur du Gorrège, le dessin de l'antique. Loin de réunir les qualités qu'il croyait les plus saillantes chei chacun de ces grands artistes. Il n'en jposséda aucune à ce degré émanent, unique apanage du génie, qui a l'admirable vertu de Jeter un voile sur des défauts qu'on ne saurait pardonner à la médiocrité. De son vivant, on osa presque comparer Mengs à Raphaël et à Gorrège. Maintenant, déchu de sa gloire, il n'est plus pour nous qu'un artiste habile, ingénieux et froid. H écrivit aussi sur les arts ; sesPentéet et ses Réflexions sur les maîtres ont les défauts et les qualités de ses peintures : trop de subtilité et de re* cherche rendent ses préceptes souvent obscurs, et la perfection objective

r'il poursuit avec ardeur récarte à chaque instant de la vérité et du bol l'art.

290. Portrait de Marie-Amélie-Christine de Saxe, reine d'Espagne, femme de Charles III , née en 1724, morte en 1760.

H. 1, 29. — L. 0, 91. — T.— Fig. i mi-corps de gr. nal.

La princesse a les cheveux relevés et poudrés; elle porte aux oreilles dps pendants à poires, et au cou un collier de diamants placé sur un velours noir. Une décoration est attachée à sa robe de soie grise à grands ramages et ornée de plumes. Elle tient de la main droite deux œillets blancs, et de la gauche un éventail. Derrière, la balustrade d'une terrasse et un vase de pierre avec des fleurs. Fond de paysage.

Ancienne coDectioB.

MESSYS. -^ Voir Màtsvs.

tfE'rSYS* — Voir MàTsts.

ttEÏSU ((îiBRifit), né à Leyde en 1615, mort à Amsterdam en 1658. (Ecole hollandaise.)

Sur tous les tableaux signés que nous avons vus de ce peintre, son nom est écrit MeUu par un < et non paslfelxt» par un s, orthographe adoptée cependant par la plupart des écrivaioA» Le nom de son maître est inconnu,

M£TgU.

et tes biognphes ne donnent aocon détail sur It ^ de ce i mort k 45 ans. On sait seulement qu*fl Tint de bonne heure à j dam, quMl se foitna en étudiant les onrrages de Gérard Dot, de Terburg, et Ait Tami de Jan Steen. Metso a peint quelques portraits; mais c*est surtout dans les scènes dMntérieur et dans les sigets de petites dimensions qu*il montre toutes les ressothrces de son admirable talent La légèreté de son exécution, la finesse de son dessin, Phannonie de sa couleur et de son clair-obscur le placent an premier rang des maîtres hollandais. —Ses principaux élères ou imitateurs sont i Joott van ClecI, oditervctt, aOciiel tui Mnatelicr.

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