Mariage dé Marie de Médicis avec Henri IV
H. 3, 94. - L. 2, 95. - T. - Fig. de gr. nal.
Le 5 octobre 1600 , le grand-diic Ferdinand épouse au nom du roi, par procuration, la princesse sa nièce. L'Hymen, tenant un flambeau, porte le manteau de la jeune reine. Le cardinal Pierre Aldobrandini donne la bénédiction nuptiale dans Téglise de Santa-Maria-del- Fiore. On voit k la suite de Marie de Médicis, Christine de Lorraine, grande-duchesse de Toscane, et Éléonore de Médicis, duchesse de Mantoue. Du c6té du grandduc, Roger de Bellegarde, grand-écuyer de France, depuis duc de Bellegarde, porteur de la procuration d'Henri IV, et le marquis de Sillery, négociateur de cette alliance. Sur l'autel, ou remarque un groupe de marbre représentant le Christ mort, couché sur les genoux de Dieu le père.
Gravé par A. Trouvain [Cale, imp.), — Landon, t, 3, pi, 46. GoUectioa de Louis XIII.
439. Débarquement de Marie de Médicis au fort de Marseille, le 3 novembre 1600.
H. 3, 94. — L. 2, 95. — T. — Kg. de gr. nat.
La France, la ville de Marseille et son clergé vont au-devant de la nouvelle reine et lui présentent le dais. Rubens a supposé que le grand-duc lui-même avait accompagné sa nièce ; mais il reste dans la galerie , tandis que la duchesse de Mantoue et la grande-duchesse de Toscane suivent Marie de Médicis , dont la Renommée annonce dans les airs Thçureuse arrivée. Le premier plan est occupé par des tritons et des naïades qui veulent amarrer le bâtiment, et Neptune arrive pour veiller au débarquement.
Gravé par G. Duehange en 1710 {Cale, tmp.).— Landon, t. 3, pi. 47.
Collection de Louis XllI. — M. le baron Charles de Véze a communiqué un passage curieux d'une lettre de Rubeiis, à M. de Chennevières, qui l'a publié dans les Archivée de l'art fronçait (2* année, 5* Ut., 15 sept.)* et qu'il nous semble intéressant de reproduire ici : «le nous prie comuniquer h M. Jean Saunages, ce que je place cy-dessous : Je nous prie de nous arrenger, (l'amy) pour retenir pour moi, pour la m* semaine quy suyura celle<cy les deux Dames Gapaîo de la Reue du Verbois, et aussy la petite nièce Louysa, car Je compte faire en grand** nat"« trois Etuddes de Syreunes et ces trois personnes, me seront d'un g^ secours et infini, tant à cause des Expressions supperbes de leurs uisages mais encore par leurs supperbes cheuelures Noires que Je rencontre diiHcilement ailleur et aussy de leur statut. » Les trois sirènes dont Rubens parle dans cette lettre sont les trois naïades de ce tableau, naïades appelées sirènes dans plusieurs descriptions manuscrites et imprimées de la galerie de Médicis.