Intérieur d'église
H. 1, 16. - L. 1, 81. - T. - Fig. de 0, 15.
Au premier plan, dans le bas-côté à gauche, deux enfants. Dans la nef^ un moine, un seigneur, sa femme et deux petites filles. Sur le premier pilier de gauche, un tableau représentant un homme et une femme à micorps, les mains jointes, et dans la partie supérieure, la Bésurrection de Jésus-Christ. Dans le bas-côté de droite, un paysan agenouillfl, en prière devant une chapelle dont le tableau d'autel a pour sujet l'Annonciation. Dans le fond de la nef, diverses figures et un jubé. — Signé , à droite : H. V. Steenwyck fecit.
8U8TER ou 8USTRII»v — Voir Zustris.
268 SWANEVELT (tanJ.
SWANEVELT, SWAINIEUELT ou SUAWEVELT (Herman
van), dit Herman d'Italie, né à Woerden vers 1620, mort à Rome en 1690 suivant presque tous les biographes, et en 1655 selon les registres de l'Académie de peinture de Paris. (Ecole hollandaise.)
Les auteurs hollandais ne donnent presque aucun renseignement sur cet artiste, dont on a écrit diversement le nom, et que Zani, nous ne savons d'après quel document, appelle Fischer. On croit qu'il eut pour maître Gérard Dov. Ce qui est certain, c'est que, jeune encore, il voyagea en Italie, se fixa à Rome, devint élève de Claude le Lorrain, et prit ce maître pour modèle. Au lieu de fréquenter les jeunes artistes de son pays étsdiUs dans la même ville, Sivanevelt recherchait la solitude, passait ses journées ail milieu des ruines, qu'il aimait à représenter. Cette vie retirée lui fit donner le surnom û' Ermite, 11 vint a Paris, travailla avec Patel à la décoration du cabinet de l'Amour de l'hôtel du président Lambert, fut reçu de l'Académie royale de peinture le 8 mars 1653, et mourut, suivant ies registres de cette société, en 1655. Cette dernière date est en contradiction avec celle donnée par ses biographes. Passer! dit qu'il abandonna Bome et mourut à Venise , en 1659, âgé d'environ 50 ans. Presque tous les autres auteurs, se copiant sans doute les uns les autres, rapportent qu'il mourut à Rome en 1690. Si l'on réfléchit que Herman véoit à Paris, circtmstance que ses biographes ne mentionnent pas, et que d'Argenville même, qui aurait pu facilement s'assurer du fait, repousse comme peu vraisemblable; qu'il y fit des tableaux pour le cabinet de l'Amour ; enfin, que nous avons des tableaux de lui datés de Paris, 165£^ on doit penser que l'Académie, dont il faisait partie depuis Tannée précédente, n'avait pas dû le perdre de vue et a eu une connaissance exacte de l'époque de sa mort.