‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 3)Chapitre 425 sur 528 · Paysage · texte numérisé non relu

Paysage

H. 0; 28. — L. 0, 38. — Forme ovale. — C. — Fig. de 0, 0«^

Au premier plan, à droite, sur une route , une femme portant une corbeille sur la tète, un berger parlant à un homme, un chien jappant après deux chèvres. Vers la gauche, un pâtre assis par terre au bord de la route; son chien est auprès de lui, et des chèvres broutent le gazon. Au second plan, à gauche, un homme monté sur un âne descend une route en pente qui tourne au pied de grands arbres. A droite , une rivière, des arbres, une route s'élevant avec de nombreux détours jusqu'au sommet d'une montagne où l'on aperçoit des ruines. — Signé : H. Swanevelt, Paris,

Gravé par Dvpare dans le Musée royal.

Collection de Louis XVni. — Acquis , en 1817 , de M. Fiscb, pour 500 fr.

TEIdERS LE JEUNE (David), né à Anvers en 1610, «lort à Perk, village entre Malines et Vilvorde, en 1694. (Ecole flamande.)

Il fat d'abord élève de son père, puis d*Adiiaan Braawer, et i Aubens. Reçu à la maîtrise de Saint-Luc d* Anvers en 16S2-16S3, i! que ses débuts ne furent pas d'abord très beureux et qu*il plaçait i

TEf^IERS LK JEUNE (Datid}. 271

imat ses ouvnges; onleurprâfilrtf tceuxdeiraii Vliilboiv, éevm Artois et de van MeU, qui leur sont tûeii inférieurs. Gefendant la fortune ne tarda pas à lui devenir plus fàTorable, et bientôt peu d'artistes Jouirent d'oBC nâiHiIftlioa «ntsi populaire et aussi mérilée. L'archiduc Léopold fut son premier protecteur ; il le nomma peintre de la cour, chambellan, directeur de sa ^erie de tableaux, et envoya dans les dilTérentes cours de rsurope plusieaxs de ses oUTrages qui le firent connaître. Le roi d*Espafipie admirait tellement les peintures de Teniers, qu'il fit construire une galerie uniquement destinée à recevoir celles qulllui commandait. La reine rhrtaÉMM» de Soède obtint quelques-unes de ses ouvres, le récompensa ma^;nifiquement et lui envoya son portrait avec une chaîne d'or. Don Juan d'Autriche, qui ftit Félève et Pami de Teniers, voulut foire le portrait du fils de l'artiflte et le lui laissa en souvenir des levons qu'il en avait reçues. Teniers ne pouvait suffire aux demandes des grands seigneurs et des amateurs de tous les pays. Peignant avec une prodigieuse rapidité, il commençait et finissait souvent un tableau dans la même journée ; aussi le nombre de ses œuvres est-il immense. Possesseur d'une fortune considérable, il se fit bâtir, dans le village de Perk, un château qui devint le lieu de réunion de tout ce que la Belgique comptait alors d'hommes distingués dans la noblesse, les lettres, les sciences et les arts. Il ftit doyen de SuBt-Luc en 1644-16/15, et il est à remarquer que sur les registres de la eomqyagnie son nom est tOHJottrs écrit Tmiier sans «. Teniers le Jeune fut llami de Rubens ; il partage, avec cet homme iUnstre et van Dyck, l'honneur d'être une des plus grandes gloires de l'art flamand du xvii« siècle. Quoique Teniers ait peint d'assez grands tableaux, il excelle cependant dans les compositions de petites ou moyennes dimensions. Ses kermesses, ses paysages, ses tabagies, ses joueurs, ses corps-de-garde, ses chimistes, d'une couleur argentine, d'une touche aussi légère que vive, brillent par un profond caractère d'originalité. Teniers, suivant la plupart de ses biographes, a exécuté une foule d'imitations trompeuses des maîtres italiens, flamands et hollandais. Le fait n'est point entièrement exact : la plupart des ouvrages de ce genre ne sont que des copies réduites des tableaux de la galerie de l'archiduc Léopold, dont il était directeur, et furent destinées à être reproduites

gar la gravure dans un ouvrage hien connu. Quant aux peintures véritaiemexApattichet, elles sont très habiles, il est vrai, trop habiles même pour être trompeuses, car Teniers n'a jamais été assez maître de sa main pour déguiser cette touche si inquante qui, aux yeux d'un connaisseur, équivaut à une signature. — liavld Teniers le vieux , père du précédent, né à Anvers en 1582, mort dans la même ville en 16^9, fut élève 4e Bubens» voyagea en It^ie, resta dix ans à Rome avec Efadieimer. dont il imita la manière, ainsi que ceHe de différents maîtres. Il a pemt de grandes compositions, mais surtout des fêtes de vUlage, des cabarets, des cdûmistes. Quoique habile, il fut surpassé par son fils David le Jeune dans le genre qu'il avait adopté, — Abraham Tentera, fils de David le vieux, né à Anvers en 1608, mort dans la même ville en 1671, fht élève de son père, et peignit aussi des kermesses , des joueurs » des chimistes. Son talent est de beaucoup inférieur à celui de son frère David le Jeune.

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