‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 3)Chapitre 459 sur 528 · Escadre hollandaise au mouillage · texte numérisé non relu

Escadre hollandaise au mouillage

H. 0, 45.-L. 0,83. - T. -> Fig. de 0,02.

A gauche, au premier plan, une barque de pêcheur; au second plan, un vaisseau portant la flamme d'amiral. Dans le fond, plusieurs vaisseaux faisant sécher leurs voiles.

Ancienne collection. -- Ce tableau, qui nous semble de van dcn Velde, a beaucoup souffert et porte les traces de nombreux repeints. On croit voir des traces d*écriture dans le bas à gauche.

TELBE IB JKCNB {École de WiLtBM tan den).

544« Calme plat.

H. 0, 48. - L. 0, 41. - B. -^ Fig. d« 0,02.

A gauche , un navire de guerre hollandais vu par l'avant , accompagné de plusieurs barques. A droite , au premier plan , un bateau de pêcheur à la voile. Dans le fond, un vaisseau et d'autres embarcations.

Ancienne collection.

VENIUS (Otto). — Voir VBBWi

TENITE (ÀDBIAAN VAN bbb), peintre, poUte, né à Delft en 1589, mort à La Haye en 1662. (Ecole hollandaise.)

Après avoir fait se^ études classiques à Leyde, il se mit sous la direction d*un orfèvre nommé Simon de Vaick pour apprendre à dessiner. U fut ensuite chez Jeronlma» van Olest, assez bon peintre, surtout en camaïeu , genre que van der Venne a pratiqué lui-même souvent. Ses progrès furent rapides et il acquit promptemcnt de la réputation. Le prince d*Orange, le roi de Danemark et d'autres souverains recherchèrent ses ouvrages, qui sont nombreux. U fit aussi beaucoup de dessins pour les imprimeurs et illustra une édition du poëte hollandais de Gats, qui est particiilièrement recherchée.

292 VENNE (van der).

545. Fête donnée à l'occasion de la trêve eonclae, en 1609, entre Varchiduc Albert d' Autriche ^ souverain des Pays-Bas^ et les Hollandais.

H. 0, 68. - L. 1, 18. - B. - Fig. de 0, 11.

Précédé par un amour auprès duquel se trouvent deux colombes , un homme s'avance en donnant la main à une femnie richement parée. Derrière ces deux personnages, un nain vêtu de rouge , puis un groupe nombreux de seigneurs, tous nu-téte, à l'exception de l'archiduc, qui tient sa femme par la main. Le cortège est terminé par des soldats dont on aperçoit le haut des hallebardes. A droite, neuf musiciens , presque tous assis par terre. L'un d'eux, vu de dos, joue d'une épinette dont le couvercle relevé représente, au milieu d'un paysage, Latone changeantengrenouilIeslesLyciens qui l'avaient insultée. Devant ces musiciens, les étuis de leurs instruments, de la vaisselle , des plats chargés de fruits, des verres, un singe. Plus à droite , des valets qui mettent des flacons à rafraîchir dans une mare. Au delà, sous un bois, quatre hommes se battant, et d'autres assis au pied d'un arbre. A gauche, le sol est couvert d'armes de toute espèce et un paysan en retire encore d'une charrette. Tout à fait à droite, à moitié cachées par les armes et des plantes, r£nvie et une Furie expirantes ; un paysan agenouillé, et un autre paysan debout, les mains dans ses poches. Dans le fond, de riches voitures attelées et des dievaux de selle gardés par des valets. — Signé, au«dessous de l'amour : a. y. yenne. fesit 1616.

Collection de Louis XIV. — Le paysage et les accessoires sont de BreugheLde Velours. — Ce tableau, placé à Versailles dans le cabinet des peintures en 1709-1710, est enregistré dans ^inventaire de Bailly sous le nom de Porbus, malgré l*autbenticité de la signature, fort lisible. U ftit exposé au Luxembourg en 1750 sous le même nom, et l'on yoit, par ses notes à VAbecedario du père Orlandi, que Mariette le croyait aussi de ce maître.

TERELST (Simon), né à Anvers en 1664, mort à Londres en 1721 suivant Balkema, en 1710 selon Pilkington et Bry an. Descamps et Fiorillo ignorent la date de sa mort. (Ecole flamande.)

On ne sait pas le nom de son maître et Ton a peu* de renseignements sur le commencement de sa carrière, n peignit des fleurs et des fruits avec

YERKOLIE (Jan). 293

beaucoup de succès, et lorsqu'il Tint à Londres ses tableaux jouirent d'une grande TOgue. Le duc de Buckingbam et le prince de Gonde,qui le protéffeaient, furent cause, sans le Touloir, de la perte de son talent Us lui lirent faire leurs portraits, et le prix élevé que Verelst reçut d'eux [wur ces ouvrages médiocres flatta tellement sa vanité qu'il se crut supérieur dans cet art à van Dyck et aux plus grands portraitistes de l'époque. L'orgueil dégénéra bientôt en folie, et il fallut l'enfermer. Lorsqu'il revint à la raison , il voulut se remettre à peindre des fleurs; mais il était trop lard, il avait perdu presque toute son habileté première. — Comclto, son frère et son élève, né en 1665, mort à Londres en 1728, pei^t aussi avec talent des fleurs et des fruits. -— Herman, autre frère de Simon, né également à Anvers, vécut quelque temps à Vienne, voyagea en Italie, et mourut à Londres en 1690 suivant Balkema, ou en 1700 si l'on en croit Fiorillo. Il peignit l'histoire, le portrait, le genre, le paysage, les fleurs et les ftiiits. — Marie» nièce et élève de Simon, née à Anvers en 1680, morte à Londres en 1704 , se distingua comme peintre d'histoire et de portraits.

Page 1