Les corsaires repoussés
H. 1, ii. - L. 1, 76. ~ T. ~ Fig. de 0, 40.
A gauche, dans un port de mer contre lequel des corsaires ont tenté une surprise, un général à cheval , tenant un bâton de commandement, suivi d*un nègre et de deux cavaliers, dont l'un porte un drapeau, fait arrêter un pirate armé d'un fusil , qui lui est signalé par une fenime à genoux comme lui ayant dérobé des objets précieux qui sont à ses pieds. Derrière elle, un petit garçon est debout les mains jointes , et des habitants s'embrassentavecjoie. Près de la tète du cheval du général, un jeune homme tenant un lièvre et un panier avec des perdrix. Sur ladroite, on paysan faisant rentrer un troupeau de chèvres et de moutons dans la ville. Un arc de triomphe en ruines orne le devant du port, et dans le fond on aperçoit des galères qui s'éloignent en combattant. — Signé : Gio Batta Weenix f.
CoUection de Louis XVI.
^'^'EENIX ou WEENBVX (Jan) , né à Amsterdam en 1644, mort dans la même ville le 20 septembre 1719. (Ecole hollandaise.)
11 avait à peine 16 ans lorsqu'il perdit son père, Jan-Baptist Veenix, qui fut son maître. L*étudé assidue qu'il fit des tableaux de son père lui I>ermit bientôt d'en exécuter dans le même genre qu'on ne pouvait distinguer de ceux-ci que par la signature, et plus tard par un coloris plus chaud et moins gris. Jan Weenix fit des tableaux d'histoire, des paysages, des fleurs, et excella surtout dans la représentation du gibier mort ou vivant. L'électeur palatin Jean-GuiUaume, grand appréciateur de son talent, le fit venir à sa cour, lui commanda de grandes chasses pour
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orner les dsui raleries du château de Bensberg, et lui «CGorcla une pendon considérable. On croit que Weenix ne quitta la cour qu'après la mort du prince. De retour ii Amsterdam, il continua à Jouir d'une grande réputation et produisit un nombre considérable de tableaux de tous genres, d'une exécution très soignée, que les connaisseurs se disputent il des prix élevés.