Port de mer
Vers le milieu, en avant d'un piédestal supportant ime statue de femme qui tient une bourse à la main , un marchand ambulant grotesquement vêtu, et un jeune
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homme offrant à une dame une petite peintmre dont elle détourne les yeux. A droite, pr& d*un escalier, un enfont excite un chien contre un dindon. A gauche , par terre, des pièces de gibier, une manne de fruits et des ballots où est assis un homme tenant un paon. Plus loin, quatre Orientaux, et dans le port une espèce de gondole. Sur le quai , des cavaliers, un groupe colossal d'Hercule assommant Cacus, et au delà de grands vaisseaux; Jésus-Christ et saint Pierre sont peints à l'arrière de l'un d'eux. — Signé : J. Weenix 1704.
Musée Napoléon.
WERFF (Le chevalier Abkiaan van ber), peintre, architecte, né le %i janvier 1659 dans le village de KraUnger-- Âmbacht, pris de Rotterdam, mort à Rotterdam le 12 novembre 1722. (Ecole hollandaise.)
U montra dès ton enfance les plus grandes dispositions pour le dessin. Son père, qui était inspecteur de moulins» le plaça dès Tâge de 10 ans i l*atelier de Comll Plcolctt, peintre de portraits à Rotterdam , pois à celui d*£glon Tan der Meer, ob il resta quatre années. A. 17 ans il quitta ce dernier maître et se mit à peindre de petits portraits qui eamt le plus grand succès. En 1690. l'électeur palatin étant Tenu à Rottcstlani, visita van der Werfi; qui Jouissait déjà d*nne grande r^utation, et Ini commanda plusieurs tableaux, que Tartiste alla lui porter Tannée suivante à Dusséldorf. Il fût richement recompensé par rélecteur, qui, ne pouvant réussir à se rattacher entièrement, obtint qu'il s'engagerait seulement pendant neuf mois par an, moyennant une pension de 6,000 florins. Van der WerfF fut créé chevalier, sa Camille et celle de sa femme furent anoblies, et l'électeur ne cessa de le combler des plus riches présents. Aucun artiste, peut-être, n'a vu rechercher ses ouvrages avec un tel empressement, ni payer ses tableaux, de son vivant, un si haut prix. Adriaan a peint dès sujets historiques, des scènes de la vie privée, des portraits, presque toujours dans de petites dimensions. On estime même plus ses petits tableaux que ceux ob les figures sont de grandeur naturelle. Le fini prédeux de l'exécution de van der Werff a été certainement pour beaucoup dans la vogue exagérée de ses ouvrages. Tout en lui reconnaissant certaines qualités réelles, on ne peut se dissimuler que ses chairs, qui manquent de vie et de transparence, ne ressemblent trop à de l'ivoire, et que ses peintures ne soient privées de ces qualités pittoresques qui font le charme et la supériorité des ouvrages de Metsu, de Terburg et d'Ostade. —Adriaan eut un frère nommé Plctcr, né à Xralinger- Ambacht en 1665, mort à Rotterdam en 1718, qui fut son élève. Les deux frères ont peint ensemble des tableaux qui semblent faits par une seule main. Les tableauxde Pieter étaient aussi très recherchés de son temps; ils sont aujourd'hui très rares, et quoique d'une touche moins délicate que ceux d'Adriaan, ils passent souvent pour ' être de lui.
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