‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du Musée impérial du Louvre (volume 3)Chapitre 475 sur 528 · Nymphes dansant · texte numérisé non relu

Nymphes dansant

H.O,08.-L.O,a.-B.-Fig.deO,30.

A gauche , un berger nu , vu presque de dos , assis sur un fragment de rocher, couvert d^une draperie , joue de la flûte et fait danser deux nymphes qui se tiennent par la main. Derrière le berger, à Tombre, un jeune homme avec un tambour de basque, deux jeunes filles qui regardent les nymphes, et un terme de satyre ayant sur la tôte une corbeille. — Signé : Cft' F' Werff fec. 1718.

Gravé par Petit dam le Mutée françaii,^ FilM» t, 9, pL 132. Collection de Louis XVI. — (Voir la note du n<» 550.)

WOHLGEMUTH (MicBàel), peintre, araveur, né à Nu* remberg en 1434, mort en 1519. (EcoU allemande.)

il fut élèTe de #ako1> m^alcn et le maître d'iUbreelit Dorer.

304 WOHLGEMUTH.

564* JisuS'Christ amené devant Pilate.

H. 0, 34. - L. 0, ». - ÉUin. - Fig. de 0, 2S.

Le Christ, une corde passée aatour du cou, est amené par deux soldats devant Pilate, qui est assis à droite et déchire sa robe. Dans le fond , à gauche , un homme assis par terre et se chauffant à un brasier. Derrière lui, saint Pierre et la servante, une maison et le coq perché sur une balustrade au*-dessus de la porte d'entrée. Dans le ciel , le croissant de la lune. — Signé d'un monogramme formé des deux lettres WO.

Mnsée Napoléon. — Acquis pour la galerie.

WOUWERMAlf (Philips), peintre, graveur, né à Harlem en 1620, mort le 19 mai 1668. (Ecole hollandaise.)

n ftit d'abord élève de son père, Paul iRronwermaii, peintre d'histoire fort médiocre ; puis il étudia le paysage à l'atelier de Jan Wynants, et ensuitelesanimauxchezPlctcr Tcrbcek.LeJeuneélèvefit des progrès si rapides quMl put bientôt se passer des conseils d'un maître et se livrer seul à l'étude de la nature. Ses premiers ouvrages, malgré leur mérite réel, n'eurent pas grand succès : on leur préférait ceux de P. van Laar, dit Bamboche, qui excitaient alors l'admiration des Hollandais. Mais un Jour, avant traité avec une supériorité incontestable un sii^et que van Laar venait d'exécuter, et qu'il s'obstinait à ne vouloir vendre qu'à un prix très élevé, Philips vit depuis ce moment ses tableaux recherchés avec empressement et esthnés à leur Juste valeur. La vogue dont il Jouit Jusqu'à sa mort ne

}mt cependant lui procurer une honnête aisance. Chargié d'une nombreuse àmille, exploité par les marchands, qui gagnaient plus à vendre ses tableaux que lui à les faire, il fut obligé de pçindre sans relâche pour subsister. Les sujets de prédilection de Wouwerman sont des chasses, des foires de chevaux, des cours d'hôtellerie, des attaques de cavalerie, etc., et dans ce genre il est arrivé à un degré de perfection qu'aucun de ses imitateurs n'est parvenu à égaler. Malgré son extrême application au travail, on a peine à comprendre comment un artiste qui n'^a vécu que 48 ans, et dont tous les ouvrages sont terminés avec un soin infini, a pu exécuter un nombre aussi considérable de tableaux.

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