Courage des femmes de Sparte
H. 3, 21. — L. 3, 23. — T. — Fig. de gr. nat,
« Aristomène, chef des Messéniens, apprenant que quelques femmes de Sparte étaient assemblées dans un lieu de la Laconie, nommé Égile, pour y célébrer la fête de Cérès, résolut de les enlever, et dans ce dessein, il se mit en marche avec sa troupe. Mais ces femmes, appelant Cérès à leur secours, se défendirent courageusement , les unes avec des couteaux, les autres avec des broches dont on se servait pour rôtir les victimes , d'autres avec des torches préparées pour le sacrifice, et forcèrent les Messéniens à se retirer. Aristomène lui -même, terrassé à coup de torches, auroit perdu la vie si la prêtresse Archidamie n’en eût eu pitié ; elle le délivra de la fureur de ses compagnes. » ( Plutarque et Pafsanias. ) — Ce tableau est signé : Lebarbier l'aîné P. 1787.
Collection de Louis XVI.— Ce tableau, commandé par le roi pour la Manufacture des Gobelins, fut exposé au salon de 1787.
BAU ( Bonaventüke de), né en 1700, mort le 1 " septembre 1729.
Il fut reçu h l’Académie, comme peintre de genre, le 25 septembre 1728, ou le 25 décembre 1727 suivant une autre version des registres des archives. On n’a, du reste, aucun renseignement biographique sur cet artiste, mort fort jeune, et que l’on qualifie de peintre dans le goût des modes du temps. Quelques auteurs l’appellent à tort Desbarres.