‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 109 sur 583 · Hercule punissant Busiris · texte numérisé non relu

Hercule punissant Busiris

M. 1, 45. - L. I, 80. - T. - Fig. de 0, 80.

Ce roi d’Egypte, violant l’hospitalité, sacrifiait à Jupiter les étrangers qui abordaient en ses états. Hercule étant venu en Egypte, le tua. Le demi-dieu, tenant sa massue de la main gauche, traîne Busiris devant l’autel de Jupiter, après avoir tué son fils Amphidomus. Sur lé devant du tableau, une hache posée par terre.

Gravi par Jean Mariette.

Musée Napoléon. — Ce tableau fut peint par Jean-Baptiste Corneille pour sa réception I l’Académie royale de peinture, te 5 janvier 1673.

COURTOIS

COURTOIS (Jacques), dit le Bourguignon, peintre, graveur, né à Saint-Hippolyte ( Franche-Comté ) en 1621, mort à Rome le 14 novembre 1676.

Son père, qui s’appelait Jean courtois, était peintre et lui enseigna les premiers éléments de l’art A l’àge de 15 ans, Courtois passa en Italie, se lia à Milan avec le baron Vatteville, Bourguignon comme lui, mestre-de-camp du roi, suivit l’armée pendant trois années, et dessina les combats, les marches, les sièges auxquels il prit part. 11 passa ensuite à Bologne, entra 5 l’atelier d’un peintre lorrain nommé Jérôme, et connut le Guide, qui, charmé de ses ouvrages, le prit avec lui et lui donna des conseils. Il se lia également avec PAlbane, et, au bout de quelque temps, il alla à Florence, à Sienne, puis à Rome. I,es pères de CIteaux le reçurent dans leur couvent de Sainte-Croix-en-Jérusalem, et il y peignit, dans l’espace d’une année, plusieurs tableaux d’histoire qui lui valurent les éloges ainsi que l’amitié de Piètre de Cortouc et de Pierre de Laar. Après avoir amassé quelque argent, Courtois s’établit dans une maison à lui. Jusque-là, peignant des tableaux d’histoire, et plus encore des paysages, il ne s’était arrêté à aucun genre particulièrement, lorsque la vue de la bataille de Constantin, au Vatican, lui révéla sa véritable vocation. Cerconi, qui appréciait ses ouvrages, prôna son mérite et lui fit avoir des commandes du comte Carpigna. Il travailla pour le prince Mattias de Médicis, gouverneur de Sienne, qui l’appela dans cette ville et à Florence. Il revint faire une excursion dans sa patrie en passant par la Suisse, et rentra en Italie par Venise, oii il s’arrêta une année en attendant que la peste qui afiligeait Rome eût cessé. Après sept ans de mariage, il perdit sa femme, fille d’orazlo Vajaul, peintre florentin, et fut soupçonné de l’avoir empoisonnée. Vers 1655, il se retira chez les Jésuites, prit l'habit de frère laïque, et peignit plusieurs tableaux de sujets sacrés pour leur couvent. C’est à cause de celte circonstance de sa vie que Courtois fut nommé par les auteurs italiens il padre Jacopo Corteti. D’après l’ordre du grand-duc Côme III, il vint à sa maison de campagne di Castello, à deux milles de Florence, et peignit pour sa galerie son propre portrait. Enfin il retourna à Rome , fit des compositions pour la tribune du couvent des Jésuites; mais la mort l’empêcha de les exécuter. Courtois avait une imagination vive, une exécution prompte et pittoresque; souvent il attaquait son sujet sans en avoir fait préalablement l’esquisse ou un dessin ; il traçait sa pensée sur la toile avec le manche aiguisé de son pinceau et peignait sans désemparer. Il a signé fréquemment sor nom en italien : Giacomo Corlete. On ne lui connaît pour élève que Parroccl le père. Audran a gravé d’après lui, ainsi que Zocchi, J. Blondeau et Vorsterinan.— Guillaume Courtois, peintre-graveur, frère du précédent, né & Saint-Hippolyte en 1628, mort a Rome en 1679, fut aussi élève de son père, qui lui fit faire, ainsi qu’à son frère, deux fois le tour de l’Italie. A Rome, il étudia sous Piètre de Cortone, travailla pour les églises de cette ville et aida souvent son frère. Il peignit pour l’ambassadeur de Venise, à qui Cortone, surchargé de travaux, le recommanda pour terminer des travaux qu’il ne pouvait achever à temps ; puis il travailla dans une chapelle de Saint- Jean-de-Latran , dans la galerie de Monte-Cavallo, pour le prince Borghèse et pour les Jésuites. Il a été gravé par Vallet, Picart le Romain, Gérard et Audran. — Outre Guillaume, Jacques Courtois eut encore Un frère, qui fut capucin et bon peintre ; ses prénoms sont ignorés, et l’on n’a sur lui aucun renseignement biographique; on sait seulement qu’il peignit plusieurs tableaux pour les maisons de son ordre.

COURTOIS

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