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La réprobation de Caïn après la mort d’Abel

H. 0, 91. — L. 0, 97. — Forme ronde. — T. — Fig. de 0, 60.

Le Père-Éternel porté sur des nuages, accompagné de deux chérubins, reproche à Caïn le meurtre qu’il tient de commettre et lui montre Abel renversé, la

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face contre terre, au pied de l’autel. Caïn, agenouillé, les bras élevés, détourne les yeux de ce spectacle, et parait déjà agité par les remords.

Fithot , I. 8, pl. 869.

Ancienne collection. — Ce tableau fut peintpar Coypel pour sa réception i l’Académie royale de peinture, le 3 mars 1663, mais ne fut donné par l'auteur que beaucoup plus tard.

COYPEL (Antoine), peintre, graveur, né à Paris leM avril 1661, mort dans la même ville le 7 janvier 1722.

Il était fils et élève de Noél Coypel, qui, nommé directeur de l’Académie de Rome, l’emmena avec lui, quoiqu’il n’eût alors que 11 ans. Antoine avait dès son jeune âge montré d’heureuses dispositions; il s'attacha 4 étudierparticulièrement les ouvrages de Raphaël, de Michel-Ange, d’ Anni» bal Carrache, et rempoi ta un prix à l’Académie de Saint-Luc. Ce succès lui valut l’amitié du chevalier Bemin et de Carie Maratle. Après trois ans de séjour à Rome il visita la Lombardie et revint en France. En 1676 il obtint un deuxième prix à l’Académie; le sujet du concours était le Bannissement du paradis terrestre. A 18 ans, il peignit deux tableaux pour l’ancienne paroisse de Versailles. En 1680, à 19 ans, il fut chargé par la corporation des orfèvres d’exécuter le tableau votif qu’elle offrait le 1 er mai à l’église de Notre-Dame ; ce tableau représente une Assomption de la Vierge. Les travaux qu’il exécuta ensuite pour des églises et au château de Choisy. lui acquirent une si grande réputation, que Monsieur, frère de Louis XIV, le nomma son premier peintre. Il fut reçu & l’Académie le 25 octobre 1681, n’étant âgé que de 20 ans; son tableau de réception a pour sujet LouisXIV sc reposant dans le sein de la gloire après la paix de Nimègue. En 1709, il peignit la voûte de la chapelle de Versailles, des groupes d’anges, des imitations de bas-rebefs et plusieurs grands tableaux destinés à être reproduits en tapisserie. Le roi lui donna, en 1710, la place de directeur des tableaux et des dessins de la couronne, vacante par la mort de Houassc. L’Académie l’avait nommé adjoint à professeur le 9 décembre 1684, professeur le 20 décembre 1692, adjoint i recteur le 31 décembre 1707. Coypel était sur le point d’accepter les propositions avantageuses qu’on lui faisait en Angleterre, lorsque le duc de Chartres, qui estimait singulièrement son talent, obtint de lui qu’il ne quitterait pas la France. Il fut nommé directeur de l’Académie le 7 juillet 1714. Il reçut, en 1716, la charge de premier peintre du roi, et en avril 1717 le titre d’écuyer et des lettres de noblesse. Après la mort de Monsieur, le duc de Chartres, devenu duc d’Orléans et régent du royaume, le nomma son premier peintre et le chargea de décorer la nouvelle galerie du Palais- Royal, où il peignit quatorze sujets tirés de l’Enéide. Comme marque de satisfaction de ces travaux, le duc d’Orléans fit présenté Coypel, en 1719, d’un carrosse et d’une pension de 1,500 livres pour l’entretemr. 11 voulut en outre être son élève. Coypel fit les dessins des médailles de lajuis XIV dont l’Académie des inscriptions était chargée, et composa sur la peinture un ouvrage en forme de conférence, avec une épltre en vers adressée à son fils. La mort l’empêcha de terminer une suite de compositions pour l’Iliade, et de sujets tirés de l’Écriture sainte destinés 4 être exécutés en ! tapisserie. Il fut enterré 4 Saint-Germain-l’Auxcrrois. Antoine Coypel a produit un nombre considérable d’ouvrages pour les églises et les palais

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royaux; ilsont été gravés en partie par Poilly, Tardieu, Desplaces, B. Pi car t, Duchange, Edelinck, Audran, Simonneau et Drevet. Il a exposé aux salons de 1699 et de 170». On retrouve encore son nom aux salons de 1745 et de' 1746, où figurent des morceaux peints par lui, à l’âge de 20 ans, sur plâtre, dans une \oûte du château de Choisy, et reportés sur toile. - Charles- Antoine Coypel, peintre-graveur, fils et' élève du précédent, né 4 Paris en 1694, mort dans la même ville le 14 juin 1752, fut élu académicien le SI août 1715. Il donna pour sa réception un tableau représentant Médée s’élevant dans les airs après avoir égorgé ses deux fils, et poursuivie par Jason , tableau qu’il changea, le l* r octobre 1746, contre un Sacrifice d’Abraham et son propre portrait On le nomma adjoint 4 professeur le 26 octobre 1720, professeur le 10 janvier 1730, adjoint à recteur et recteur le même jour 26 mars 1746, peintre du roi en 1747, directeur le 23 |uin de la même année. Charles- Antoine s’est occupé de poésie , fit des tragédies, des comédies, et ce goût pour le théâtre l’entraîna, dans la peinture, 4 donner à ses personnages des attitudes forcées et des expressions factices. Il peignit un grand tableau pour l’église de l’Oratoire, rue Saint-Iionoré, qui n’eut pas tout le succès qu’il en attendait. La suite de ses tableaux du roman de Don Quichotte, destinés à être reproduits en tapisserie, fut remarquée ; elle est actuellement au château de Compiègne. Il fit beaucoup de portraits à l’huile et au pastel, et fut premier peintre du duc d’Orléans, fils du régent, et garde des tableaux et des dessins du roi. 11 a exposé aux salons de 1734, 1736, 1741, 1742, 1743 cl de 1746. Drevet fils a gravé d’après lui un portrait d’ Aérienne Lecouvreur.

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