‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 125 sur 583 · Le serment des Horaces · texte numérisé non relu

Le serment des Horaces

H. 3, 30. — L. 4, 27. — T. — Fig. de gr. nat.

A droite , les trois frères, les bras étendus devant leur père, reçoivent leurs armes de ses mains. Camille, leur sœur, promise à l’un des Curiaces , s’appuie avec douleur sur Sabine, femme de l’ainé des Horaces, et la mère des Horaces tient embrassés ses deux petitsenfants. — Ce tableau est signé : L. David Faciebat, Romœ, anno mdcclxxxiv.

Gravi par Morel. — Landon, E. M. F., 1. 1, pi. 21.

Collection de Louis XVI. — David avait conçu le projet de ce tableau à Paris; mais il ne l’exécuta qu’à son deuxième voyage à Rome, où il se

DAVID

rendit arec Drouais, qui Tenait d’obtenir le premier prix, et qu'il associa » ses travaux. Drouais dessina les draperies mannequinées par David, peignit le bras du troisième Horace, dans le fond , et le manteau jaune de Sabine. Le pied gauche d’Horace père arrêta longtemps l’artiste, qui le recommença plus de vingt fois. Le tableau fut exécuté en orne mois, et exposé au public dans l’atelier de David au mois d’aoOt 1785. Une foule immense alla l’admirer. Le pape désira qu’on le lui portât au Vatican; mais l’ordre de l’envoyer immédiatement à Paris empêcha David de se rendre au désir du Saint-Père. Le vieux Pompeo Battoni, chef de l’Académie de peinture, ne pouvait se lasser de contempler cette composition, et proposa à David de se fixer à Rome pour lui succéder comme chef de l’Académie. Le tableau eut en France un succès colossal. M. d’Angiviller, directeur-général des bâtiments, 1 qui cette peinture déplut, fit d’abord quelques difficultés sur l’achat de cette toile, par le motif que sa dimension dépassait celle des autres tableaux avec lesquels elle devait être acquise ; enfin , les lloraces furent admis et payés 6,000 fr. : c’était le prix ordinaire des tableaux commandés aux académiciens. Le tableau parut au salon de 1785.

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