FABRE
donna son nom, et fonda une école des beaux-arts qu’il dota de ses propres fonds. Fabre avait obtenu une médaille d’or au salon de 1808 ; il fut nommé chevalier de la Légion-d’Ilonneur en 1827, puis officier, et enfin créé baron
Ç ar lettres-patentes du roi Charles X le 18 mai 1830. Le grand-duc de oscane lui avait conféré, en 1824, l’ordre de Saint- Joseph. En mourant, il légua à sa ville les tableaux, gravures, camées et livres qu’il avait acquis depuis sa première donation, ainsi qu’une somme de 30,000 tr. pour construire au musée une nouvelle galerie devenue nécessaire. Il exposa aux salons de 1791, 1793, 1806, 1808, 1810, 1812 et de 1827.
192. Néoptolème et Ulysse enlèvent à Philoctète les flèches d’ Hercule.
H. 2, 90. — L. 4, 55. — T. — Fig. gr. nat.
Au premier plan , à droite , Philoctète , les deux bras étendus , supplie Néoptolème de lui rendre l’arc et les flèches d’Hercule qu’il vient de lui ravir, et sans lesquels Troie ne peut être prise. A gauche, Ulysse entraîne son compagnon dans la crainte qu’il ne se laisse fléchir. Dans le fond, un vaisseau à l’ancre.
Collection de Charles X. — Acquis en 1826 de M. Scitivaux, pour 4,000 fr.
FAVRAY ou FAURAY (le chevalier Antoine de), ni le 8 septembre 1706, vivait encore en 1789.
Il fut élève de Jean-François de Troy le fils, qui, nommé directeur de l’Académie à Rome, l’emmena avec lui dans cette ville et lui fit avoir une place de pensionnaire. Favrav ayant fait la connaissance de chevaliers de Malte, ceux-ci l’engagèrent 'à passer dans leur lie; il les y suivit Ses ouvrages plurent au grand-maître, qui le nomma chevalier magistral. En cette qualité, il fit ses caravanes sur le vaisseau que le chevalier de Breteuil, ambassadeur de la Religion à Rome, avait équipé pour faire les siennes. Favray peignit des portraits et beaucoup de petits tableaux représentant des costumes et des scènes de mœurs maltaises. Le 21 septembre 1751, suivant Varoquier, il fut reçu chapelain servant d’armes de la langue de France. Il se présenta à l’Académie royale de Paris, envoya pour sa réception, qui eut lieu le 30 octobre 1762, outre plusieurs petites peintures (voir le numéro suivant), un tableau dont le sujet était la Cérémonie qui se célébrait annuellement dans l’église de Saint-Jean de Malte, pour remercier Dieu de la délivrance de l’ile et de la levée du siège que les Turcs avaient mis devant la ville. Dans la même année, Favray, protégé par le chevalier de Vergennes, ambassadeur de France à Constantinople, obtint d’aller habiter cette ville, dont il comptait retracer les usages et les modes. La guerre qui éclata entre la Porte ottomane et la Russie le détermina ) renonoer à ce projet II quitta Constantinople, vint à Marseille en 1771, et se décida à retourner à Malte. A partir de cette époque , on n’a plus de