FERDINAND
dlnand, peintre graveur, prie du précédent et fils de Ferdinand Elle, naquit à Paris en 1012, et y mourut le 12 décembre 1689. 11 fut un des quatorze académiciens qui se réunirent aux douze anciens fondateurs de l’Académie royale de peinture et de sculpture, en 1648. On le nomma professeur en 1657, puis le 5 juillet 1659. Obligé , comme protestant , de se retirer de l’Académie en même temps que son üls, le 10 octobre 1681 , Il ne rentra dans ce corps qu’après son abjuration, le 26 janvier 1686. — Pierre-Ferdinand Elle, frère puîné du précédent , était aussi peintre , et avait le fonds des planches gravées par Louis. On n’a pas de renseignements sur sa vie. — Ferdinand Elle, père de Louis et de Pierre, excellent portraitiste, était originaire de Malines, et vint s’établir en France, où il quitta son nom de famille pour adopter celui de Ferdinand, son prénom, sous lequel lui et ses descendants sont connus.
194. Portrait de Samuel Bernard, peintre en miniature, membre de l’Académie de peinture en 1655, mort en 1687. Il fut le père du fameux banquier Samuel Bernard.
II. 1, 23. — L. 1, 12. — T. — Fig. Jusqu’aux genoux de gr. nat.
Il est représenté de trois quarts, tourné à gauche , avec une grande perruque, vêtu d’une robe de chambre jaunâtre à larges dessins , assis devant une table sur laquelle il travaille. 11 regarde le spectateur et tient sa main gauche ouverte près de son genou.
Musée Napoléon. — Ce portrait et celui de Rcgnaudin, adjoint à recteur, maintenant à l’Ecole des beaux-arts, furent peints par l’artiste pour sa réception i l’Académie le 28 juin 1681.
FÈVRE, FEBVRE ou FEDERE (Claude le), peintre, graveur, né à Fontainebleau en 1633; mort à Londres, suivant d’Argenville , le 26 avril 1675 ; à Paris le 5 avril, selon Guérin.
Il commença par étudier les chefs-d’œuvre rassemblés alors dans le château de Fontainebleau; puis, étant venu à Paris, il se mit successivement sous la direction de le Sueur et de le Brun , qui, ayant vu quelques-uns de ses portraits, lui conseilla de s’attacher particulièrement à ce genre, pour lequel il témoignait de grandes dispositions. Bien que le Fivrc ait exécuté des tableaux d’histoire, il doit surtout sa réputation à sa grande habileté comme portraitiste. 11 peignit le roi, la reine, les principaux personnages de la cour, fut reçu à l’Académie le SI mars 1663, et donna pour son tableau de réception le portrait de Colbert. Guérin (Histoire de l'Académie, p. 42) dit qu’il mourut dans la charge de professeur; cependant les registres de l’Académie ne l’inscrivent ni parmi les professeurs, ni même au nombre des professeurs adjoints. Le Fèvre alla en
FÈVRE (Claude le).
Angleterre, où ses portraits étaient estimés presque à l’égal de ceux de van Dyck. 11 eut pour élève ses deux fils, artistes médiocres, et François de Troy. Ses ouvrages ont été gravés par Pitau, Poilly, Boulanger, Lombard, Lenfant, Sarrabat, L. Cossin, van Schuppen, Coelemans et B. PicarL — 11 ne faut pas confondre Claude le Fèvre avec Valentin Lefebre, né A Bruxelles en 1ÔÜ2, mort vers 1700 A Venise, où il a séjourné longtemps, qui a peint des tableaux dans la manière de Paul Véronèse, et a gravé d’une manière extrêmement habile des tableaux de Titien, de Paul Véronèse et de Tintoret; ni avec Roland le rèvre , dit de Venise, né en Anjou en 1608, qui a peint aussi des portraits et dessiné des caricatures. Ce dernier vécut longtemps A Venise, A Paris, et passa en Angleterre, où il mourut en 1677.