Chapelle dans le Colisée , à Rome
H. 1, 06. — U 1, 36. — B. - • Fig. de 0,22.
Au milieu de la composition, devant un petit autel adossé à un pilier, un prêtre donne l’absolution à une paysanne italienne agenouillée auprès de lui. A gauche, un homme remet une pièce de monnaie à un moine ; à droite, un mendiant assis par terre. — Les figures sont de M. Granet. — Signé à droite : M. Graîiet. A. Forbix fa b . ant Parisiis 1834.
Collection de Louis-Philippe. — Ce tableau fut exposé au salon de 1835, et acquis la même année au prix de 3,000 fr.
FOSSE (Charles de la), né à Paris en 1630, mort dans la même ville le 13 décembre 1716.
Son père, qui était orfèvre, lui fit enseigner les éléments du dessin par Chauveau, dessinateur et graveur. Le jeune de la Fosse entra ensuite chez le Brun, où il resta jusqu’à l’âge de 22 ans; puis il partit pour l'Italie, s’arrêta à Rome, étudia l’antique, les peintures de Raphaël, copia le Sacrifice de la messe du Vatican, qu'il envoya au célèbre amateur Jabaclt, et fit plusieurs dessins que son père montra à Colbert, alors surintendant des bâtiments. Ce ministre en fut si satisfait qu’il lui obtint la pension du roi pour continuer ses études en Italie. De la Fosse, après avoir passé deux ans à Rome, se rendit à Venise, où pendant trois années il étudia les œuvres des grands coloristes. Un de ses premiers ouvrages, à son retour d’Italie, fut, dans l’église Sainl-Eustache, la peinture à fresque de la chapelle des mariages, détruite, ainsi que celle des fonts baptismaux, exécutée par P. Mignard, lorsqu’on construisit le portail. Il peignit ensuite la voûte du chœur et du dôme de l’église des religieuses de l’Assomption de la rue Saint- Honoré, et travailla pour les châteaux de Versailles et de Meudon, pour ia maison de Choisy à Vf"' de Montprnsier, et pour différentes églises de Paris
FOSSE (de la).
et de la province. Il fut reçu à l’Académie le 23 juin 1673 ; sou tableau de réception, représentant l’Enlèvement de Proserpine par Plutôt) (n” 205) , parut si remarquable qu'on le nomma adjoint 5 professeur le 2 septembre de la même année. Il devint professeur le 6 octobre 1675, conseiller ancien professeur le 26 janvier 1692, directeur le 7 avril 1699, adjoint à recteur le 2 juillet 1701, recteur le 20 juillet 1702, chancelier le 28 septembre 1715. Lord Montai gu , qui avait connu de la Fosse pendant son ambassade en France, l’engagea à venir peindre son palais à Londres. De la Fosse lit deux voyages dans cette ville ; le premier eut lieu le 0 août 1689, mais il n’y resta que quatre mois pour prendre ses mesures et faire ses préparatifs. Il revint achever scs études à Paris, et l’année suivante il retourna chez lord Montaigu avec HOusseau et Baptiste Monnoyer, qui l’aidèrent pour l’architecture et les fleurs dans cette vaste entreprise. En vingt-huit mois, il décora le palais, et Georges III, qui était venu deux foisle visiter, fut si satisfait de ce travail, qu’il proposa à l’artiste de décorer également HampUm-Court. N’ayant obtenu la permission d’aller en Angleterre qu’à condition de revenir promptement, il ne put accepter les offres généreuses de ce souverain. D’ailleurs, Mignard, qui avait succédé à le Brun comme premier peintre du roi, était trop âgé pour pouvoir entreprendre la peinture de la coupole des Invalides, et Mansard, surintendant des bâtiments, protecteur de de la Fosse, lui faisait espérer la concession de cette œuvre colossale. De laFosse hâta donc son retour, logea, en arrivant à Paris, en 1692, chez Mansard, fit les esquisses de tous les sujets destinés à orner cet édifice, mais ne peignit (à fresque ) que le dôme et les quatre angles qui le soutiennent. Cette coupole a 50 pieds de diamètre, renferme 38 figures formant 3 groupes, dont le principal représente saint Louis déposant sa couronne et son épée dans les mains du Christ qui apparaît dans sa gloire, accompagné de la Vierge et d’anges tenant les instruments de la Passion. Dans les quatre pendentifs, l’artiste a peint les quatre évangélistes avec des anges. Cet immense ouvrage, terminé en 1705, fait le plus grand honneur à de la Fosse. Doué d’une grande facilité d'exécution, il peignit, en quatre mois, une Ilésurrection du Christ dans la voûte au-dessus du maître-autel de la chapelle de Versailles, et exécuta un nombre considérable de travaux importants dans les églises, les palais et les hôtels d’amateurs célèbres. Il était lié intimement avec Crozat, chez lequel il logea, dont il décora les maisons de ville et de campagne, et avec de Piles, qui lui soumit ses ouvrages sur la peinture. Scs ouvrages ont été reproduits par Thomassin, Châtillon, Ch. Simonneau, Audran, P. Picarl et Ch. -N. Cochin, qui a gravé les peintures du dôme des Invalides. Il a exposé aux salons de 1699 et de