GALLOCHE
Dans la partie supérieure, Jupiter, appuyé sur son aigle, donne des ordres à Vulcain.
Musée Napoléon. — Ce tableau fut peint par F rentier pour sa réception ii l’Académie de peinture, le 30 juillet 1740.
GALLOCHE (Louis), né à Paris le 24 août 1670, mort le 21 juillet 1761.
Son père, mouleur de bois, le destinait à l’état ecclésiastique, et à l’âge de 13 ans il reçut la tonsure. A force de sollicitations il obtint de prendre des leçons de dessin, de quitter l’étude de la théologie, et enfin d’entrer à l’école de Louis de Boulogne. En 1695, il remporta le premier prix de peinture ; le sujet du concours était les Fils de Jacob apportant à leur père la robe de Joseph. Malgré ce succès, il n’obtint pas la pension, et il lit à ses frais le voyage d’Italie ; mais il ne put séjourner à Itome que deux ans. De retour à Paris, il ouvrit une école, et l’un de scs premiers élèves fut F'ran-
S ois le Moine, qu’il garda chei lui pendant douze années. 11 futagrééàl’Acaémie sur deux tableaux placés autrefois dans le réfectoire de Saint-Martindes-Champs : l’un représente saint Benoit faisant revenir miraculeusement une coignée sur l’eau ; l’autre, sainte Scholastique obtenant du ciel un orage pour empêcher saint Benoit de partir et de la quitter. Huit ans s’écoulèrent entre son agrément et sa réception à l’Académie, qui eut lieu le 31 janvier 1711, sur le tableau décrit au numéro suivant. Il obtint la place d’adjoint 5 professeur le 30 avril 1718 , celle de professeur le 26 octobre 1720 , celle d’adjoint à recteur le 31 janvier 1744; enfin, nommé recteur le 26 mars 1746, il fut fait chancelier le 6 juillet 1754. En 1705, il peignit pour la confrérie des orfèvres le tableau votif qu’ils offraient à l’église de Notre-Dame le 1" mai ; il représente saint Paul recevant les adieux des prêtres éphésiens lors de son départ de la ville de Milet. Galloche a exécuté des tableaux d’église, des sujets mythologiques et des paysages. 11 obtint une pension du roi et un logement au Louvre. A l’âge de 80 ans, sa main tremblante se refusant à l’exécution des tableaux qu’il espérait pouvoir entreprendre, il abandonna la peinture, et composa cinq discours, qui furent lus aux conférences de l’Académie ; ils avaient pour objet le dessin, la couleur, et des remarques sur les tableaux des grands maîtres. Gallocheeut un fils qui voulutd’abord suivre la carrière des beauxarts, mais qui abandonna la peinture après dix ans d’études. Il a exposé aux salons de 1737, 1738, 1739, 1740, 1743, 1745, 1746, 1747, 1750 et de