‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 204 sur 583 · Le Pas de Suze forcé par Louis XIII en · texte numérisé non relu

Le Pas de Suze forcé par Louis XIII en

H. 0, 28. — L. 0, 42. — Forme ovale. — C. — Fig. de 0, 05.

A gauche, au pied d’une forteresse située sur un rocher et au bord d’une rivière, des régiments d’infanterie; sur l'autre rive, de la cavalerie , de l’infanterie, et au milieu, des trompettes à cheval sonnant la marche. Au premier plan, vers la droite, un porte-drapeau appuyé

contre un tertre où s’élève un grand arbre, et uh groupe de militaires. Au milieu, un homme assis, un autre roulant un tambour. Y r ers la gauche, un soldat tend la main à d’autres soldats qui gravissent un sentier escarpé. Dans le fond, la ville; à l’horizon, des plaines et des montagnes. — Signé : Clavde in roma 1051 .

Ancienne collection. — Voir le numéro précédent. On trouve gravé derrière la plaque un écusson portant trois harpes et timbré d'un casque de chevalier; on lit au-dessous : «petrus peronu» nalionis Bergomen- SiS iiiveutor. » 11 y a tout lieu de croire que cette marque est celle du fabricant de la plaque de cuivre, dont la surface, destinée à être peinte, avait été argentée par un procédé qui lui tait paiticulier. Ou trouve encore sur l'envers < e la plaque un cachet en cire rouge, marque d’un îles possesseurs du tableau. Ce cachet est mal conservé, et l'on ne distingue plus qu’une bonne / oi , ou deux mains jointes tenant une fleur.

GÉRARD (François, baron), né à Rome le 4 mai 1770, mort à Paris le 11 janvier 1837.

Son père, qui était intendant du bailli de SuiTren, ambassadeur & Rome, le ramena à l’âge de 12 ans à Paris ; puis, ayant passé au sei vice du bailli de Breteuil, il obtint de celui-ci que son fils, qui montrait déjà beaucoup de disposition pour le dessin, fût admis dans une petite pension fondée par M. de Marigny, destinée à recevoir douze jeunes arüstes. et pot tant le nom de Pension du roi. Gérard en sortit au bout de dix-huit mois, et en, laàl’atelierdu sculpteur Pajou. Deux ans après, il devint i lève de lirenet, peintre de l’Académie, qu'il quitta en 1188 pour se mettre sous la direction de David. En 1780, il concourut pour le prix de Rome; le su|etdu concours était Joseph reconnu par ses frères. Girodct obtint le pi entier pi ix, Gérard le second (son tableau >e trouve maintenant au Mutée d’Angers). L’année suivante, il se présenta de nouveau au concours: mais la mort de son père interrompit son travail. Il n’acheva ce tableau, représentant Daniel justifiant la chaste Suzanne, que quelques mois après ; il fut exposé au salon de 179.7. De nouveaux chagrins domestiques vinrent entraver ses études- sa mère, qui était Italienne, désira retourner à Rome. Géiaid, uans I automne de 1790, la conduisit dans celu- ville avec ses deux autres frères; mais des intérêts les rappelèrent peu ne temps après à Paris, et il n’eut pas le loisir de se livrer à ues études d'après lesmaitres. Lorsque la Révolution éclata Gérard fut compris dans la réquisition de 1793, et, alin de ne pas quitter Paris, sollicita d’entrer dans le corps du génie. Nommé, sur la demande de David, membre du tribunal révolutionnaire, il feignit une maladie pour se soustraire, autant que possible, à ces terribles fonctions et renonça presque à ses travaux. En T, 95 il exposa son Bélisaire. Ce tableau exécuté en dix-huit Jours, produisit un effet prodigieux, et fut acheb par M. Meyer, ambassadeur oe Hollande. Malgré ce succès et celui delà Psvclié exposée en 1798, Gérard trouvait difficilement à vendre- ses ouvrages Les dessins qu’il faisait pour le Virgile et le Racine publiés par les frères Diuot étaient, en quelque sorte, ses seuls moyens d’existence, (a: ne l ut qu en 1800 que sa i éputaii. n, comme peintre ue portraits, s'établit, et dès loi s toutes les célébrités voulurent être peintes par lui. Napoléon lui confia l'exécution de ses i ortraits officiels, et lui commanda, en 181 ) 0 , la liatail e o’ Austerlitz lermiuée seulement en 1810. bous la Restauration, le prince de Talleyrand

présenta Gérard, avec qui il était très lié, au roi Louis XVIII. Il peignit ce souverain et tous les étrangers que les événements avaient amenés en France. Son tableau de l’Entrée d’Henri IV, exposé en 1817, lui valut d’être nommé premier peintre du roi. Le 5 septembre 1819 il reçut le titre de baron. Ce fut dans la même année qu’il exécuta Corinne au cap Misène, pour le prince Auguste de Prusse, tableau qui appartint ensuite à M me Bécamier. En 1825, parut Daphnis et Chloé, acheté par Charles X, dont il peignit le sacre en 1829. En 1830, le roi Louis-Philippe le chargea de plusieurs travaux , entre autres de quatre pendentifs dans le Panthéon, qui l’occupèrent de 1832 à 1836. La Peste de Marseille, qu’il donna à l’intendance sanitaire de cette ville, fut un de scs derniers ouvrages. Gérard n’a pas eu d’atelier d’élèves. Steuben, Paulin Guérin l’ont aidé quelquefois dans ses grands tableaux, et M 11 ' Gode froid dans ses nombreux portraits. En quarante-deux ans il a produit 28 tableaux d’histoire, un grand nombre de compositions diverses, 87 portraits en pied, et environ 200 portraits en buste. Son élection à l’Institut eut lieu à l’unanimité. Il avait été nommé membre de la Légion-d’Honneur à la fondation de l’ordre. Il a exposé aux salons de 1793, 1795, 1790, 1798, 1799, 1808, 1810, 1812, 1814, 1817, 1819, 1822, 1824 et de 1827.

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