Ecurie de cinq chevaux vus par la croupe
Les cinq chevaux sont placés devant le râtelier. Le premier, en commençant par la gauche, est bai-brun ; le deuxième, isabelle aux crins noirs ; le troisième, gris pommelé ; le quatrième, bai-brun ; le cinquième, alezan. Le premier , le troisième et le cinquième portent des couvertures. Tout à fait à gauche, une tète de cheval à peine indiquée.
Étude acquise en 1849, à la vente de M. A. Mosselman, pour la somme de 1,100 fr.
GIRODET DE ROUCY TRIOSOÏY (Anne-Louis), peintre, écrivain, né à Montargis le 5 janvier 1767, mort à Paris le 9 décembre 1824.
Devenu orphelin fort Jeune, il eut pour tuteur et pire adoptif M. Trioson, médecin des armées, dont il prit le nom lorsque celui-ci eut perdu, en 1812, son fils unique. Après avoir appris les principes du dessin d’un peintre nommé I.iiqu!n, il entra, à 18 ans, dans l’atelier de David. Admis au concours pour le grand prix, en 1787, il en fut exclu, ayant enfreint le règlement qui interdit aux élèves d’apporter du dehors en loge des dessins ou des gravures. L’année suivante, il obtint le deuxième prix, et, en 1789, le premier ; le sujet donné était Joseph reconnu par ses frères. Girodet partit pour Rome, et, après un séjour de plus de cinq ans en Italie, revint à Paris, remporta le grand prix d’histoire au concours décennal, en 1810, et produisit des ouvrages qui, à leur apparition, jouirent de la plus grande faveur. Girodet a peint peu de tableaux, mais il a fait un nombre considérable d’études et de dessins. 11 exécuta une foule de compositions pour illustrer les œuvres de Racine, de Virgile, d’Anacréon, de Sapho, de Bion, de Moschus, d’Osslan, etc.; écrivit un poème sur la peinture, lit des traductions ou imitations de plusieurs poètes grecs, et publia des dissertations didactiques. Ses œuvres littéraires ont été réunies en 2 vol. in-8". Girodet était membre de l’Académie des beaux-arts par ordonnances du 20 mai 1815 et du 21 mars 1816, et chevalier de la Légion-d’Ilonneur. A sa mort, le roi l-ouis XVU1 ordonna que la croix d’oflicier qu’il lui destinait fût placée sur son cercueil. Il a exposé aux salons de 1793,1798,1799, 1800, 1804, 1806, 1808, 1810, 1812, 1814, 1819 et de 1824.