‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 22 sur 583 · Jupiter foudroyant les Géants · texte numérisé non relu

Jupiter foudroyant les Géants

fl. 1, 48. — 2, 00. — T. — Fig. dcmi-nat.

Jupiter, la foudre en main, est accompagné de Minerve, armée de sa lance et de son égide, et d’Hercule, qui assomme avec sa massue un des géants terrassé. D’autres géants sont renversés ou cherchent à escalader les rochers.

Musée Napoléon. — Ce tableau fut exécuté par le Blond pour sa réception à l’Académie royale de peinture, le 1" août 1681.

BOILLY (Louis-Léopold), ne dans la petite ville de La Bassée, près de Lille, le b juillet 1761, mort à Paris le 5 janvier 1845.

Boilly n’eut pour maître que son père, Arnould Boilly, sculpteur en ltois, qui le destinait à être peintre en bâtiments. Dès l’âge de 11 ans et demi, il entreprit de peindre, pour une chapelle de la confrérie de Saint- Roch, un tableau représentant le saint guérissant des pestiférés. Cet ouvrage, fort au-dessus de l’âge de son auteur, plut singulièrement aux confrères, qui, l’année suivante, lui commandèrent un enterrement ob assistait la confrérie, le clergé en tête. Chaque ligure était un portrait, et déjà il montrait une gr ande aptitude à saisir parfaitement la ressemblance. Ces deux tableaux existent encore dans sa ville natale. A 13 ans et demi il quitta ses parents, vint à Douai chez un prieur des Augustins, fit dans le couvent quelques portraits, et, pour plusieurs personnes, des tixés et des tableaux de genre. En 1177, ayant eu occasion de connaître M. de Couzié, évêque d’Arras, il se rendit dans cette ville, et en deux ans peignit plus de trois cents petits portraits, qu’il terminait en deux heures. Boilly, âgé d’environ 25 ans, arriva enlinà Paris, s’yétablit, et à partir de cette époque, exécuta un nombre inlini de tableaux de genre qui curent le plus grand succès et furent reproduits par la gravure. Il fit cinq mille portraits, composa une quantité incroyable de dessins, peignit pendant soixantedouze ans et mourut pour ainsi dire le pinceau à la main. Il obtint, comme peintre de genre, une récompense décernée par le jury des arts pour les meilleurs ouvrages exposés de l’an II à l’an VI. Le 1" floréal an Vil (20 avril

BOISSEUER.

1799) il remporta un prix de 2,000 fr. ; la même année, en messidor, il reçu! un nouvel encouragement du gouvernement, et enfin en 1832 ou 1833, sur la demande de l’Académie, il fut décoré de l’ordre de la Légiond’Honncur. Il eutd’un deuxième mariage trois fils qui suivirent la carrière des beaux-arts: M. Jules Boilly, peintre et lithographe; M. Edouard Boilly, compositeur de musique, grand prix de l’école de Rome; M. Alphonse Boilly, graveur. I! a exposé en 1793, 1795, 1798, 1799, 1800, 1804, 1808, 1812, 1810, 1819, 1822 et en 1822t.

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