‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 241 sur 583 · HALLÉ · texte numérisé non relu

HALLÉ

du temple, et ut ensuite une Annonciation pour le chœur de la même cathédrale. Dallé a travaillé pour les châteaux de Meurion, de Trianon, pour la ménagerie de Versailles, et donna des modèles à la manufacture des Gofcelins, entre autres la Soumission que le doge de Gênes fit à Louis XI \ dans la grande galerie de Versailles. Il exécuta beaucoup d’ouvrages dans les églises de Paris et pour celles de province; mais il a peu produit de tableaux de chevalet llallé fut enterré à Saint-Sulpice. Il a été gravé suriout par Edelinck, Thomassin, Charles Simonneau, et a exposé aux salons de 1699 et de 1709. — itanlél llallé, père du précédent, mourut i Paris en 1679, dans un âge avancé. On ignore la date de sa naissance : mais on sait qu’il fut apprenti peintre pendant cinq ans à Rouen , en 1631, sous nobln Rituel. Il a fait des portraits, des tableaux d’histoire , et peignit en 1662 un saint Jean prêt à être jeté dans une chaudière d'huile bouillante devant la porte Latine, tableau votif offert le 1" mai par la corporation des orfèvres à l’église de Notre-Dame. On voit de lut, â Saint-Germain-des-Prés, un Martyre de saint Symphorien, et dans l’église de Montreuil (faubourg de Versailles) un tableau représentant saint Roch secouru et pansé par les anges. Il est signé : D. H allé, in. f. 1669. — Noël llallé, fils de Claude-Guy llallé, né à Paris le 2 septembre 1711, mourut le 5 juin 1781. Son père voulait d’abord lui faireétudier l’architecture; mais bientôt il dut céder au désir de son fils, que ses dispositions entraînaient vers la peinture. Il obtint le second prix à l’Académie en 173it, sur un tableau représentant Dalila coupant les cheveux à Samson; puis le premier en 1736, le sujet du concours était cette fois le Passage de la mer Rouge. Après ses quatre années de pension à Rome, il fi t chargé de copier pour le roi plusieurs des fresques de Raphaël qui sont au Vatican. Ces copies étaient destinées à la manufacture des Gobelins. De retour en France, l’Académie l’agréa en 1797, le reçut académicien le SI mai 1798, sur la Dispute de Minerve et de Neptune pour nommer Athènes (à Fontainebleau), l’élut adjoint â professeur le 6 juillet de la même année, professeur le 5 juillet 1755, adjoint â recteur le 27 septembre 1777, trésorier la même année, et recteur le 5 mars 1781. II a peint un grand nombre de tableaux d’histoire pour les églises de Paris et de la province, pour les maisons royales de Choisy et de Trianon. Il exécuta aussi des tableaux de chevalet et des modèles de tapisseries pour les Gobelins, dont il fut surinspecteur en 1771. Enfin, nommé en 1775 directeur de l’école de Rome, il obtint â son retour, en 1777, le cordon de Saint-Michel. Il a exposé aux salons de 1796, 1797, 1798, 1750, 1751, 1753, 1755, 1757, 1759, 1761, 1763, 1765, 1767, 1769, 1771, 1773, 1775, 1777 et de 1779. Il a été gravé surtout par Miger, Le Vasseur et Prévost.

283.* Saint Paul, à Lyslre, empêche son geôlier de se tuer. (Actes des Apôtres, chap. xvi.)

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