HENNEQUIN
terre, l’épée avec laquelle il voulait se tuer, croyant les prisonniers évadés. Derrière les apôtres , huit personnages . A droite , au second plan , sur une espèce de balcon, deux femmes et trois autres personnes. Dans le fond, la ville éclairée par la lune.
Musée Napoléon. — Esquisse terminée du tableau exécuté par Dallé pour Saint-Gerraain-des-Prés. Elle provient de la sacrisüe de cette église, ornée autrefois des esquisses des grandes peintures de la nef.
HENNEQUIN (Philippb-Aüguste), peintre, graveur, né à Lyon en 1763, mort à Leuze, prés de Tournay, le 12 mai 1833.
Après avoir appris les éléments de l’art à Lyon, il se rendit à Paris, étudia sous Tarerai, Cola, Brennet, et entra à l’école de David, dont il fut un des meilleurs élèves. Il se trouvait à Rome lorsque la Révolution française éclata. Poursuivi à cause de ses opinions politiques par le gouvernement papal, il ne put rentrer en France qu’avec les plus grandes difficultés. Arrivé à Lyon, il fut incarcéré dans celle ville après le 9 thermidor an II (27 Juillet 1794), et eut le bonheur de s’échapper de sa prison peu de jours avant le massacre des détenus, llennequin vint se réfugier 4 Paris, et, arrêté de nouveau, il ne dut son salut qu’à la protection du ministre et aux démarches de quelques amis dévoués. Rendu à la liberté, il renonça enfin à la politique pour ne plus s’occuper que de son art. Eu 1814, il alla habiter Liège, reçut des encouragements du gouvernement des Pays-Bas, et se retira 4 Tournay, oit il dirigea l’académie de dessin jusqu’à sa mort. 11 a exposé aux salons de 1798, 1799, 1800, 1804, 1806 et de 1814.