‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 245 sur 583 · HIRE (DE LA · texte numérisé non relu

HIRE (DE LA

111 RTC ou Ï1YRE (Laurent de la), peintre, graveur, né à Paris le 27 février 1606, mort le 28 décembre 1656.

Son père, talonne de la lllre, qui avait cultivé la peinture et exécute d’assez bons tableaux en Cologne, lui enseigna les éléments du dessin. Il lui lit apprendre les régies de la perspective, île l'architecture, et l’envoya étudier les ouvrages des maîtres réunis à Fontainebleau. Le Primatice bit celui qu’il affectionna le plus, et à son retour à Caris il fit plusieurs composilions dans la manière de cet artiste. De la liire passa aussi quelque temps à l'école de l.alleinand. peintre alors fort en réputation. On de ses premiers tableaux folle Martyre de saint Barthélemy, qu'il exposa le jour de la Fête-Dieu; il conquit les suffrages des connaisseurs et lui valut des commandes pour l’église des capucins des Marais du Temple. Les religieux du meme ordre lui firent avoir des travaux pour leur couvent de la rue Sainl-IIonoré, pour l’église des capucins de Rouen et pour celle de Fécamp. Il décora aussi, dans le quanier du Marais, l’hôtel de M. Tallemant, maître des requêtes, et celui de M. de Montoron, un des principaux fermiers du roi. il lit pour la compagnie des orfèvres deux des tableaux votifs qu'ils étaient dans l’usage d'offrir à l’église de Notre-Dame au mois de mai : le premier, peint en 1635, représente saint Pierre qui, de son ombre, guérit les malades (n" 288); le seronil, offert en 1617, est la Conversion de saint Paul. De la Dire travailla au P.ilais-Royal pour le cardinal de Richelieu, puis pour le chancelier Séguier, et pour une foule de personnages qui recherchaient ses ouvrages avec empressement. Il fut, en 1658, un des douze fondateurs de l’Académie royale de peinture et de sculpture qui prirent le titre d’siHinu et exercèrent d'abord les fonctions de professeurs, fonctions dont il fut déchu par le suri le 24 août 1651. De la Dire a peint beaucoup de portraits. En 1654 , il lit pour l’Hôtel de Ville , dans un même tableau, ceux du prévôt des marchands, des échevins et des autres officiers ; dans la partie supérieure, il retiaça une Renommée t|ui public la gloire et la lidélité de la ville de Paris. Doué d’une imagination féconde, il dessina un grand nombre de compositions pour des tapisseries. Dans les dernières années de sa vie il se plut surtout 4 faire des paysages ornés d'architecture et des petits tableaux de chevalet d'une exécution précieuse. De la Dire a eu pour élèves Chauveau, habile graveur, et son fils aîné nommé Philippe, né le 18 mars 16'i0, mort le 21 avril 1718, qui quitta de bonne heuie la peinture et s'appliqua exclusivement 4 l'astronomie. Il fut professeur royal et de l’Académie des sciences. Les ouvrages de la Dire ont été gradés par Chauveau, Rousselet, Boulanger, Darel, l-isne, de la Court et Faitornc. Il avait un frère nommé Louis, plus Jeune que lui et qui fut peintre de talent, dit Mariette.

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