‹ Notice des tableaux exposés dans les galeries du musée impérial du LouvreChapitre 254 sur 583 · U 1, 95. — T. — Fig. demi-nat · texte numérisé non relu

U 1, 95. — T. — Fig. demi-nat

A gauche, Diogène, à demi couvert d’une étoffe grossière, est assis dans un tonneau de terre, au pied de la statue de Minerve, sur une place d’Athènes; il hrise avec ses mains son écuelle en voyant un jeune garçon boire dans le creux de sa main devant le bassin d’une fontaine. Une jeune Athénienne, accompagnée d'un jeune homme et d’un vieillard, contemple cette scène.

31 usée Napoléon. — Ce tableau , commandé extraordinairement pour le roi par >1. de Tournehein, était exposé dans la galerie d’Apollon, qui dépendait des salles de l’ancienne Académie de peinture, et figura au salon de 1747.

JOUVENET (Jean), né à Rouen en 1644, mort à Paris le 5 avril 1717.

Sa famille était d’origine italienne; ses ancêtres s’établirent d’abord 4 I.yon, puis 4 Rouen, et furent tous peintres, (.mirent Jouvenet, dont le père, Moél Jouvenel, avait enseigné les premiers éléments du dessin au célèbre Poussin, destina son fils Jean à suivre sa profession, et l’envoya 4 Paris en 1661, 4 l’âge de 17 ans, travailler chez différents maîtres peu connus, oti il acquit de bonne heure une grande facilité d’exécution. Son premier tableau, représentant le Frappement du Hocher, peint dans la manière de Poussin, qu'il avait beaucoup étudié, fit concevoir de lui des espérances qui se réalisèrent ensuite. Le Brun, charmé de son habileté, l’employa aux ouvrages qu’il faisait 4 Versailles, et en 1G68, quoiqu’il n’eût

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que 24 ans, la corporation des orfèvres le chargea de peindre le tableau votif qu’ils offraient à l’église de Notre-Dame le 1" mai. Ce tableau représente la liuéi ison du Paralytique. En 1623, il remporta un deuxième prix à l'Académie sur un dessin : le sujet du concours était le Passage du llhin. Le Brun lit agréer Jouvenet à l’Académie le 23 février 1674, et il y fut reçu avec applaudissements le 22 mars 1625; il donna pour tableau de réception l’Évanouissement d’Eslher, qui, dans sa conception, rappelle encore la manière de Poussin. Le 3 juillet 1626, on le nomma adjoint à professeur; le 29 novembre 1681, professeur; le 24 juillet 1202, adjoint 3 recteur; le 30 juin 1205, directeur; et enfin, le 31 décembre 1202, recteur. Enumérer seulement les ouvrages importants de Jouvenet serait impossible dans cette courte biographie ; nous ne citeions que les principaux. Après avoir peint les plafonds de l'hôtel de Saint-Pouanges, il exécuta pour Saint-.Martin-des-Champs les quatre grands tableaux inscrits sous les n“* 292, 298, 299 et 300. En 1680, il lit un tableau d’autel pour l’abbaye de Saint-Iliquier, près d'Abbeville. En 1696, il peignit le plafond de la chambre du conseil du parlement, 3 Rennes; cet ouvrage lui valut une pension du roi de 1.200 livres. 11 revint de Bretagne en 1698, et en 1202 1-ouis XIV lui donna des travaux à l’hôtel des Invalides. En 1209, il décora, dans la chapelle de Versailles, le dessus de la tribune du roi. Louis XI V, extrêmement satisfait de cette u-uvre, augmenta la pension de l'artiste de 500 livres, et, apprenant qu’iln’avait pas vu l'Italie, voulut lui en faire faire le voyage à ses frais ; mais un accès de goutte arrêta Jouvenet dans ses préparatifs de départ. En 1213 , il fut paralysé de la main droite 3 la suite d’une attaque d’apoplexie. Six mois après, il alla aux eaux de Bourbonne, espérant y trouver la guérison, comme cela lui était déjà arrivé vingt ans auparavant, en 1693. Cette fois le traitement qu'il suivit n’apporta aucune amélioration dans son état. Ayant voulu, un jour, corriger une tête que son neveu Jean Restout peignait devant lui, il prit un pinceau de sa main paralytique, gala la tète et essaya de réparer de sa main gauche l’accident causé par la droite. Il réussit mieux qu’il ne s’y attendait, et depuis ce temps il exerça tellement sa main gauche qu'il put achever des travaux abandonnés et en entreprendre d’autres d’une grande dimension. C’est ainsi qu'il peignit le plafond du parlement de Rouen, et son dernier ouvrage, une Visitation, connue sous le nom du Magnificat, destiné à l’église de Notre-Dame. Pour dessiner, il se servait encore de sa main droite, en la guidant avec la gauche. Les ouvrages de Jouvenet ont été gravés par Drevet, Desplaces, S. le Clerc, Du Bosc, loir, J. Audran, C. Duchange, Thomassin, Edelinck et Ch. Cochin. Il a exposé aux salons de 1699 et de 1205. - François jouvenet, dit le jeune, né à Rouen vers 1668, mort 3 Paris le 18 avril 1239, fut élève de son oncle Jean Jouvenet, et reçu 3 l’Académie le 25 juin 1201, comme peintre de portraits, sur ceux de Douasse et de Coysevox. Il a exposé aux salons de 1209, 1232, 1238, 1239, 1250, 1251, 1292, 1243, 1245 et de 1242.

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